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Jean Lhermitte, des hallucinations au rêve - 08/09/20

Doi : 10.1016/j.neurol.2020.01.002 
Olivier Walusinski 1, , Gilles Fénelon 2
1 Pratique privée, Brou 
2 Neurologie, hôpital Henri-Mondor (AP–HP), Créteil Cedex, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Jean Lhermitte (1877–1959) est nommé interne en 1900. Après son clinicat, auprès de Fulgence Raymond, il travaille au laboratoire de neuropathologie de la Salpêtrière, qu’il finit par diriger. Au cours de la première Guerre mondiale, il rencontre le psychiatre Henri-Claude. Il est ensuite chef de service à l’hôpital Paul-Brousse (Villejuif) puis agrégé de la chaire de Clinique des maladies mentales. Sa carrière atypique est jalonnée de contributions importantes en neuropathologie, neurologie et psychiatrie. Pionnier de la neurologie comportementale, il postule que les « désordres de la sphère psychique [sont dus à] une modification fonctionnelle ou lésionnelle du système nerveux » (1923). Son approche sera particulièrement innovante dans le domaine du sommeil, du rêve et des hallucinations. Il montre, avec Claude (1917), que des accès narcoleptiques peuvent être provoqués par une tumeur du plancher du troisième ventricule. Il observe une patiente, dont l’examen suggère une lésion ponto-mésencéphalique, atteinte de troubles du sommeil et d’hallucinations visuelles (1922). Dans une synthèse sur cette « hallucinose pédonculaire » (1932), il conclut que ces sujets sont des « rêveurs éveillés », préfiguration de « l’état dissocié » décrit dans les années 1990. Les hallucinations constituent un axe majeur de ses recherches, auxquelles il consacre un ouvrage général (1952) et plusieurs livres ou articles développant des points spécifiques. Il aborde notamment les diverses formes d’hallucinations visuelles, en insistant sur l’autoscopie ; les membres fantômes des amputés et, au-delà, « l’image de notre corps » (1939) ; ou encore les différences entre visions mystiques et hallucinations des « faux possédés » (1952, 1956), sujet qui préoccupait ce fervent catholique. Il dissocie le fait hallucinatoire de sa critique, s’opposant aux conceptions classiques de la psychiatrie. Enfin, il développe sémiologie et mécanismes du rêve dans l’un des premiers Que sais-je (1941, 1963).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Lhermitte, rêves, hallucination


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Vol 176 - N° S

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