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Augusta Klumpke-Dejerine, pionnière de la neurologie - 08/09/20

Doi : 10.1016/j.neurol.2020.01.003 
Emmanuel Broussolle
 Service neurologie c, hôpital Pierre Wertheimer - HCL, Bron, France 

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Résumé

Augusta Klumpke (1859–1927), naît à San Francisco, gagne l’Europe en 1871 et entreprend des études de médecine à Paris en 1877. Elle effectue sa formation en anatomie et en dissection avec Joseph Auguste Fort, puis en clinique avec Alfred Hardy. Sa maîtrise du français, de l’anglais et de l’allemand, lui permet de suivre la littérature et de s’initier à la recherche. Elle réussit le concours d’externat des hôpitaux de Paris en 1882, et intègre le service de neurologie d’Alfred Vulpian à la Salpêtrière. En 1885, elle publie plusieurs observations de paralysie du plexus brachial inférieur d’origine traumatique, description princeps dénommée depuis « paralysie de Klumpke ». En 1886, elle devient la première femme interne en médecine des Hôpitaux de Paris. En 1888, elle se marie avec Jules Dejerine (1849–1917). Madame Klumpke-Dejerine soutient sa thèse de médecine en 1889 sur l’étude anatomo-clinique des polynévrites notamment saturnines. Au cours des années ultérieures, elle effectue des travaux avec son mari, dont les illustrations du célèbre livre d’anatomie des centres nerveux, et une étude clinico-pathologique sur l’aphasie de Broca. Elle participe en 1908 à la querelle sur l’aphasie entre Jules Déjerine et Pierre Marie. Madame Klumpke-Dejerine reçoit la légion d’honneur en 1913 et est la première femme élue présidente de la Société de Neurologie de Paris en 1914. Durant la première guerre mondiale, elle assure les soins des soldats souffrant de paraplégie traumatique et par son dévouement est faite officier de la Légion d’Honneur en 1921. Ainsi, à l’instar de Marie Curie-Sklodowska, Madame Klumpke-Dejerine est un exemple saisissant de l’entrée des femmes dans le monde de la recherche scientifique.

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Mots clés : Paralysie du plexus brachial, Paris-Salpêtrière, Augusta Dejerine-Klumpke


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Vol 176 - N° S

P. S130-S131 - septembre 2020 Retour au numéro
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