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AVC et fibrillation auriculaire : expérience d’un centre en Afrique subsaharienne - 08/09/20

Doi : 10.1016/j.neurol.2020.01.040 
Yacouba N. Mapoure
 Neurologie, hôpital Général de Douala, Douala, Cameroun 

Résumé

Introduction

La fibrillation auriculaire (FA) représente la principale cause cardio-embolique des accidents ischémiques cérébraux (AIC) mais est souvent sous diagnostiquée et rarement évoquée dans les littératures africaines bien que multipliant par 5 la probabilité de faire un AIC.

Objectifs

Décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques, et évaluer le pronostic des patients ayant fait un AIC par FA dans un centre hospitalier de référence en Afrique subsaharienne.

Méthode

Il s’agissait d’une étude de cohorte rétrospective sur 8 ans menée à l’hôpital Général de Douala (HGD). Étaient inclus les dossiers de patients ayant fait un AIC par FA confirmé respectivement par le scanner cérébral et l’électrocardiogramme (ECG). L’échographie doppler transthoracique (ETT) était réalisée en hospitalisation. Des scores étaient utilisés pour l’évaluation de la gravité de l’AIC (NIHSS), du risque embolique (CHA2DS2-VASc2), du risque hémorragique sous anticoagulant (HAS-BLED) et le pronostic fonctionnel (score modifié de Rankin).

Résultats

85 dossiers étaient inclus (5 cas valvulaires) avec un âge moyen de 69±11,96 ans. Un haut risque embolique et de saignement était présent dans 91,3 % et 94,1 % des cas. La survie était de 19,1 % à 2 ans. La récidive était de 11 %(7) pour un délai moyen de survenue de 3,4 mois et associée à une FA préexistante (p=0,001) et la non prise d’antithrombotique (p=0,001). La récupération fonctionnelle était bonne chez 80 % des survivants à 6 mois.

Discussion

Quoique le risque embolique soit élevé, seuls 40 % des patients avaient reçu un traitement coagulant et préférentiellement les anti-vitamines K qui sont accessibles mais de monitorage difficile dans notre contexte. D’autres contraintes étaient dues à l’état clinique et l’étendue des lésions au scanner.

Conclusion

Un patient sur 10 récidives préférentiellement dans le premier mois. Un patient sur 5 est vivant à 2 ans. Près d’un patient sur 2 décède dans les 3 mois post-AVC.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Afrique Subsaharienne, Fibrillation auriculaire, Accident ischémique cérébral


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Vol 176 - N° S

P. S144 - septembre 2020 Retour au numéro
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