Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Les craniopharyngiomes : quels résultats en postopératoire ? - 30/09/20

Doi : 10.1016/j.ando.2020.07.426 
D. El Guiche, Dr , W. Grira, Dr, S. Sayeh, Dr, N. Khessairi, Dr, I. Oueslati, Dr, M. Yazidi, Dr, F. Chaker, Dr, M. Chihaoui, Dr
 Service d’endocrinologie, hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
Article gratuit.

Connectez-vous pour en bénéficier!

Résumé

Introduction

Bien que bénigne, le craniopharyngiome a un retentissement ophtalmologique et hypophysaire important. L’évolution postopératoire dépend de plusieurs paramètres et varie d’un individu à un autre ; nous nous sommes proposés d’étudier l’évolution postopératoire des craniopharyngiomes.

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective comportant 21 patients adressés au service d’endocrinologie La Rabta pour évaluation endocrinienne préopératoire et/ou postopératoire.

Résultats

Il s’agit de 11 femmes et 10 hommes. La circonstance de découverte la plus fréquente était l’association de signes neurologiques avec troubles visuels (55 %). L’IRM cérébrale a mis en évidence outre la tumeur des calcifications (42,9 %), des kystes (90 %), la tige pituitaire refoulée (75 %).

Tous les patients avaient subi une neurochirurgie, après dérivation (40 %), la voie opératoire était frontale dans 2/3 des cas et transphénoïdale dans 1/3 des cas, une cure de bléomycine (37,5 %) ou une radiothérapie adjuvante (10 %).

L’évaluation hormonale postopératoire versus préopératoire a montré un déficit gonadotrope (83,3 vs 85,7 %), thyréotrope (81,3 vs 71,4 %), corticotrope (76,2 vs 38,5 %), somatotrope (50 vs 4,7 %) et un diabète insipide central définitif (56,3 vs 45,7 %).

L’atteinte visuelle postopératoire a concerné la moitié des patients (52,4 %).

Les récidives concernaient 27,3 % des patients pendant une durée moyenne du suivi postopératoire de 6 ans.

Conclusions

Certes, la chirurgie améliore le pronostic du craniopharyngiome, mais la persistance voire l’aggravation de l’atteinte hypophysaire et ophtalmologique comme le montre notre série, et le risque de récidive dans 1/4 des cas nous incitent à continuer le suivi à vie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 81 - N° 4

P. 297 - septembre 2020 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Les craniopharyngiomes : profil clinique et paraclinique d’une série tunisienne
  • D. El Guiche, W. Grira, S. Essayeh, N. Khessairi, I. Oueslati, M. Yazidi, F. Chaker, M. Chihaoui
| Article suivant Article suivant
  • Une décompensation d’insuffisance corticotrope révélant un syndrome de Sheehan à l’âge de 70 ans
  • I. Abidi, M. Ettaik, K. Rifai, H. Iraqi, M.E. Gharbi

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.