L’an III du DES de médecine vasculaire : l’heure du bilan - 10/11/20
Résumé |
Introduction |
À la suite de l’arrêté du 13/11/2015, la Médecine Vasculaire (MV) est devenue officiellement une spécialité médicale sous la forme d’un co-DES avec la Médecine Cardiovasculaire. L’année 2017 a vu la première génération d’internes formés dès la sortie de l’ECN à la pratique de notre spécialité. Le DES de MV permet d’adapter la formation aux défis de la MV à savoir répondre en nombre et en compétence à la prise en charge et à la prévention de maladies chroniques non transmissibles d’origine vasculaire s’accompagnant d’une mobilisation sans précèdent de tous aboutissant à une formation qui se veut homogène et complète couvrant l’ensemble des champs de la MV. Le succès repose sur notre capacité d’attractivité et de satisfaction auprès des étudiants en médecine. Pour évaluer ces dernières, nous avons décidé d’interroger les internes sur leur niveau de satisfaction de la formation et les remarques ou craintes quant à l’avenir de la formation et de la profession.
Méthodes |
À l’aide d’un questionnaire envoyé à l’ensemble des 3 promotions de DES, nous avons recueilli les informations : 1/sur les facteurs d’orientation vers la médecine vasculaire, 2/par phase, les niveaux de satisfaction et leurs déterminants concernant l’offre de stage, la formation pratique et théorique sur SIDES et en local, 3/et les propositions d’axes d’amélioration des internes.
Résultats |
L’âge moyen est de 26,5 ans avec un sexe ratio à 55/45. Soixante et onze pour cent ont pris contact avec un médecin vasculaire avant le choix de spécialité ; rares sont ceux avec un stage préalable. La MV était le premier choix pour 1/3 des internes parmi les premiers choix ECN, la cardiologie et la radiologie ne représentent respectivement que 5 % des choix. Les phases socles et d’approfondissement sont satisfaisantes respectivement pour 66 et 75 % des cas. Les FST sont considérées comme peu attractives dans 66 % des cas. Soixante-quinze pour cent des internes réclament une formation plus détaillée sur SIDES dans certains domaines comme l’exploration Doppler, de ce fait 66 % souhaitent compléter leur formation par des DU. Soixante-six pour cent souhaitent faire un stage libéral sur un semestre temps plein.
Conclusions |
La mise en place de la réforme est disparate entre les régions mais il en ressort une satisfaction générale. Les propositions des internes sont assez uniformes et mettent en évidence des points d’amélioration. Ce travail montre l’investissement des internes dans la formation et leur désir d’être acteur du devenir de la médecine vasculaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Médecine vasculaire, Formation professionnelle
Plan
Vol 45 - N° S2
P. S103 - novembre 2020 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

