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La « crise des pilules » en France : les femmes ont-elles davantage consulté un.e gynécologue afin d’accéder plus facilement au DIU ? - 21/11/20

The French “pill scare”: Did women go to a gynecologist more often to have an easier access to the IUD?

Doi : 10.1016/j.respe.2020.10.003 
M. Le Guen a, , c , R. Agius b, H. Panjo b, c, C. Moreau b, d
pour le

groupe Baromètre Santé 20161

  Le groupe Baromètre Santé est compose d’A. Gautier, de N. Lydié, de D. Rahib, de F. Limousi, de J-B. Richard et de C. Brouard.

a Centre de recherche en Démographie, Université catholique de Louvain, 1 Place Montesquieu, L2.08.03, 1348 Louvain-la-Neuve, Belgique 
b Soins primaires et prévention, Centre de Recherche en Épidémiologie et Santé des populations, U1018, Inserm, 94807 Villejuif, France 
c Institut National d’Études Démographiques, 9, Cours des Humanités, 93300 Aubervilliers, France 
d Department of Population, Family and Reproductive Health, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, 615 N Wolfe St, Baltimore, MD 21205, United States 

Auteur correspondant.

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Résumé

Position du problème

En décembre 2012, une controverse médiatique sur les risques sanitaires associés à l’utilisation de la contraception orale, ou « crise des pilules », éclate en France. Si plusieurs analyses ont pu mettre en évidence un changement des pratiques contraceptives des femmes suite à cette controverse médiatique, aucune analyse n’a été conduite pour connaître l’évolution du recours aux différent·e·s prescripteurs·trices, et ses conséquences sur le recours aux différentes méthodes de contraception.

Méthodes

Notre étude s’appuie sur les données de trois enquêtes transversales conduites en population générale (Fecond 2010, Fecond 2013 et Baromètre Santé 2016) ayant permis de collecter les pratiques contraceptives des femmes et la spécialité de la·du professionnel·le de santé leur ayant prescrit la méthode qu’elles utilisaient.

Résultats

Entre 2010 et 2016, les femmes se sont plus souvent rendues chez un·e gynécologue ou un·e sage-femme que chez un·e généraliste pour délivrance de leur méthode de contraception principale réversible. Mais, les changements de pratiques contraceptives observés chez les femmes sur la période ne s’expliquaient pas par l’évolution de recours aux différent·e·s professionnel·le·s de santé. En 2016, le recours aux différent·e·s prescripteurs·trices de santé restait largement dépendant des caractéristiques sociodémographiques des femmes : celles étant plus âgées, d’une position sociale favorisée et qui résidaient en zone urbaine avaient davantage recours à un·e gynécologue pour la prescription de leur méthode de contraception. Le recours aux sages-femmes pour la prescription d’une méthode de contraception était plus fréquent chez les femmes ayant déjà eu des enfants, et bénéficiant de la sécurité sociale mais n’ayant pas de mutuelle.

Conclusion

Suite à la « crise des pilules » survenue en France en 2012, le choix de certaines femmes d’utiliser le DIU au détriment de la pilule les a conduites à changer de prescripteurs·trices, d’une part, et incité ces dernièr·e·s à modifier leurs pratiques prescriptives, d’autres part.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Background

In December 2012, a media controversy about negative side-effects of oral contraceptives on women's health, also called “pill scare”, broke out in France. While several analyses highlighted a change in women's contraceptive practices following this media controversy, no analysis has been conducted to determine the possible changes in their choices of health professionals and its repercussions on their contraceptive use.

Methods

Our study is based on data from three population-based cross-sectional surveys conducted in 2010, 2013 and 2016 (Fecond 2010, Fecond 2013 and Baromètre Santé 2016) that collected information on women's contraceptive practices and the specialties of the health professionals having prescribed the methods they were using.

Results

Between 2010 and 2016, women went to a gynecologist or a midwife more often than to a general practitioner for prescription of a reversible contraceptive method. However, their changes in visiting prescribers did not explain the changes in their contraceptive practices observed over the period. In 2016, access to health professional remained largely dependent on women's socio-demographic characteristics: older ones and those from a more privileged social background or living in urban areas were more likely to consult a gynecologist for prescription of their contraceptive method. On the other hand, consultations of midwives for contraceptive prescription were more frequent among women with children and among those who relied on public health insurance alone.

Conclusion

Following the “pill scare” that occurred in France in December 2012, the decision by some women to use the IUD instead of the pill led them to change health professionals, and also led practitioners to change their prescribing practices.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Crise des pilules, France, Contraception, Accès aux professionnel·le·s de santé, Pilule, DIU, Implant

Keywords : Pill scare, France, Contraception, Access to health professionals, Pill, IUD, Implant


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Vol 68 - N° 6

P. 347-355 - novembre 2020 Retour au numéro
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