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Place actuelle de l'imagerie non invasive des artères de gros calibre dans l'artérite à cellules géantes: du diagnostic au suivi - 22/11/20

The current place of non-invasive large-vessel imaging in the diagnosis and follow-up of giant cell arteritis

Doi : 10.1016/j.revmed.2020.06.004 
E. Liozon
 Docteur Eric Liozon, Service de Médecine Interne A, CHU Dupuytren, 2 Avenue Martin Luther-King, 87042 Limoges, cedex, France 

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Résumé

Si l'atteinte des gros troncs artériels au cours de l'artérite à cellules géantes est. connue de longue date, son importance, en termes de fréquence et de possible incidence pronostique, n'est. mise en exergue que depuis deux décades. Outre un risque élevé d'anévrisme aortique retardé, l'atteinte des gros troncs artériels pourrait conférer une plus grande résistance aux traitements et grever le pronostic cardio-vasculaire lointain. Ces notions sont apparues grâce à des travaux permis par les progrès spectaculaires de l'imagerie artérielle. Celle-ci repose sur quatre techniques d'accessibilité inégale et volontiers complémentaires: l'écho-doppler, la tomodensitométrie et l'imagerie par résonance magnétique, qui objectivent un épaississement vasculaire pariétal concentrique homogène et apprécient les modifications structurales; la tomographie par émission de positrons au 18F-fluorodeoxyglucose couplée au scanner, qui démontre l'inflammation pariétale des gros vaisseaux et en donne une bonne cartographie, qui peut même intégrer, avec un protocole approprié, l'atteinte des artères vertébrales, temporales, faciales et maxillaires. Les quatre procédures obtiennent de hautes sensibilités et spécificités pour le diagnostic d'artérite et le choix est. laissé à la discrétion du clinicien, en fonction des moyens à sa disposition, l'essentiel étant d'obtenir au plus tôt les images, compte tenu des modifications rapides de l'inflammation pariétale induites par la corticothérapie. Cependant, l'écho-doppler des artères crâniennes et sous-clavières/axillaires est. la procédure de première intention, à effectuer devant toute suspicion d'artérite à cellules géantes, car permettant d'orienter plus rapidement le diagnostic d'ACG et celui d'atteinte des gros vaisseaux. Les corrélations entre le contrôle clinique, les signes inflammatoires biologiques et les résultats de l'imagerie vasculaire sont mauvaises chez un patient traité, si bien qu'il est. recommandé de ne pas multiplier celle-ci à titre de monitorage thérapeutique, en l'absence de suspicion de complication ou de rechute macro-artérielle. En revanche, une surveillance structurale de l'aorte est. nécessaire, mais la date de début, les modalités et la fréquence de cette surveillance restent discutés cas par cas, en l'absence de guide précis. Les patients avec aortite démontrée au diagnostic et/ou facteurs de risque additionnel d'anévrisme seront à surveiller de plus près.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Large vessel involvement in giant cell arteritis has long been described, although its right frequency and potential prognostic value have only been highlighted for two decades. Large vessel involvement not only is associated with a high incidence of late aortic aneurysms, but also might cause greater resistance to glucocorticoids and longer treatment duration, as well as worse late cardiovascular outcomes. These data were brought to our attention, thanks to substantial progress recently made in large vessel imaging. This relies on four single, often complementary, approaches of varying availability: colour Doppler ultrasound, contrast-enhanced computed tomography with angiography and, magnetic resonance imaging, which all demonstrate homogeneous circumferential wall thickening and describe structural changes; 18F-fluorodeoxyglucose positron emission tomography-computed tomography (PET/CT), which depicts wall inflammation and assesses many vascular territories in the same examination. In addition, integrated head-and-neck PET/CT can accurately and reliably diagnose cranial arteritis. All four procedures exhibit high diagnostic performance for a large vessel arteritis diagnosis so that the choice is left to the physician, depending on local practices and accessibility; the most important is to carry out the chosen modality without delay to avoid false or equivocal results, due to early vascular oedema changes as a result of high dose glucocorticoid treatment. Yet, ultrasound study of the superficial cranial and subclavian/axillary arteries remains a first line assessment aimed at strengthening and expediting the clinical diagnosis as well as raising suspicion of large-vessel involvement. In treated patients, vascular imaging results are poorly correlated with clinical-biological controlled disease so that it is strongly recommended not to renew imaging studies unless a large vessel relapse or complication is suspected. On the other hand, a structural monitoring of aorta following giant cell arteritis is mandatory, but uncertainties remain regarding the best procedural approach, timing of first control and spacing between controls. Individuals at greater risk of developing aortic complication, e.g. those with classic risk factors for aneurysm and/or visualised aortitis, should be monitored more closely.

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Mots clés : artérite à cellules géantes, gros vaisseaux, aortite, imagerie, pronostic

Keywords : giant cell arteritis - large-vessel, aortitis, imaging studies, prognosis


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Vol 41 - N° 11

P. 756-768 - novembre 2020 Retour au numéro
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