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Paralysies radiales persistantes après fracture de la diaphyse humérale : origine, traitement et résultats - 16/04/08

Doi : RCO-11-2002-88-7-0035-1040-101019-ART1 

J.-M. Cognet [1],

T. Fabre [2],

A. Durandeau [2]

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La paralysie radiale est une des complications les plus redoutables des fractures de l'humérus. La survenue de cette complication est liée à la situation anatomique du nerf radial qui contourne la diaphyse humérale sur sa partie distale, en restant au contact de l'os. Si dans la majorité des cas, cette paralysie est régressive, un certain nombre d'entre elles nécessitent un traitement chirurgical pour obtenir une récupération neurologique.

Une étude rétrospective a été réalisée à partir de 30 cas de paralysies radiales persistantes après fracture d'humérus et opérées. L'objectif était de définir les causes de non récupération de ces paralysies radiales, et d'évaluer l'efficacité du traitement mis en oeuvre.

Seules les paralysies radiales survenues dans le cadre d'une fracture de l'humérus et opérées en raison d'une absence de récupération neurologique ont été prises en compte. Nous avons noté le type de fracture, le traitement employé pour obtenir la consolidation osseuse, la voie d'abord, le délai opératoire, le mode de réparation du nerf.

Avec un recul moyen de 6,3 ans, nous obtenons une population majoritairement masculine, dont l'âge moyen est de 38,4 ans. Les fractures se situent surtout au niveau tiers moyen/tiers inférieur de la diaphyse humérale, et sont de type spiroïde.

La synthèse initiale de la fracture de l'humérus a été réalisée la plupart du temps par plaque (30 %), ou embrochage (33 %). Un tiers des cas a nécessité une reprise chirurgicale pour pseudarthrose. L'exploration du nerf radial a retrouvé une compression au niveau du septum intermusculaire dans 33 % des cas, mais aussi un conflit direct avec une plaque d'ostéosynthèse dans 20 % des cas. Vingt-trois neurolyses et 5 greffes ont été nécessaires.

Les résultats de la chirurgie nerveuse ont été évalués à partir de la classification d'Alnot ; nous avons obtenu 22 bons ou très bons résultats, 1 résultat moyen, et 3 échecs. Deux patients ont eu un transfert d'emblée et 2 patients ont été perdus de vue.

Le délai moyen de récupération était de 7 mois pour les neurolyses et de 15 mois pour les greffes.

Après analyse des résultats, plusieurs facteurs apparaissent comme pouvant concourir à la survenue d'une paralysie radiale : une fracture du tiers distal de l'humérus, avec trait de fracture spiroïde, une synthèse par plaque représentent un plus grand risque de lésion du nerf radial ou d'absence de récupération après lésion primitive.

Persistent radial palsy after humeral shaft fracture: cause, treatment, and results in 30 operated patients

Purpose of the study

Radial palsy is a serious complication of humeral shaft fractures. The risk results from the anatomic position of the radial nerve which turns around the distal portion of the humeral shaft, in contact with the bone. As a rule, radial palsy regresses spontaneously, but in a few cases surgery may be required to achieve neurological recovery. We conducted a retrospective study of thirty cases of radial palsy after humeral fracture treated surgically. Our objective was to define causes of non-recovery and assess therapeutic efficacy, searching for the characteristic features of the fractures involved.

Material and methods

We limited our analysis to post-humeral fracture radial palsies, which were operated due to the absence of neurological recovery. We recorded the type of fracture, treatment used to achieve bone healing, surgical approach, and type of radial nerve surgery. The series included 30 patients, predominantly male, mean age 38.4 years. The fractures were situated in the middle or lower third of the humeral shaft. Most were spiral fractures. Plate fixation (30%) or nailing (33%) were generally used for fixation. There were six cases of iatrogenic palsy, all after plate fixation. A revision procedure was required in one-third of the cases due to nonunion. Exploration of the radial nerve demonstrated compression at the intermuscular septum in one-third of the cases and a direct conflict with the fixation plate in one-fifth of the cases. Neurolysis was required in 23 cases, nerve grafts in five and first-intention tendon transfer in two.

Results

Results of nerve surgery were assessed with the Alnot classification at a mean follow-up of 6.3 years. Outcome was rated good or very good in 22 patients, fair in one and poor (failure) in three. First-intention tendon transfers were performed in two patients and two patients were lost to follow-up. Mean delay to recovery was seven months after neurolysis and fifteen months after nerve grafts.

Discussion

Our experience and data in the literature suggest that several factors could be involved in persistent radial palsy after humeral shaft fracture. The greatest risk of radial nerve injury or absence of recovery after the primary lesion is encountered after fracture of the lower third of the humerus, spiral fracture, and plate fixation. Particular features observed in our series were nonunion and compression in the intermuscular septum.


Mots clés : Paralysie radiale , fracture diaphysaire de l'humérus

Keywords: Radial palsy , Humerus fracture , Nerve surgery


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Vol 88 - N° 7

P. 655-662 - novembre 2002 Retour au numéro
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