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Protoxyde d’azote : histoire en Hauts-de-France - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.011 
Sylvie Deheul 1, , Anne-Sylvie Caous 1, Louise Carton 1, Marylène Guerlais 2, Abdulhadi Hawach 3, Johana Béné 4, Sophie Gauthier 4, Bérenger Largeau 1
1 Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance des Hauts-de-France, Service de Pharmacologie Clinique, CHU de Lille, 59045 Lille cedex, France 
2 Centre d’Évaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance de Nantes, Service de Pharmacologie Clinique, CHU de Lille, France 
3 Centre Antipoison de Lille, CHU de Lille, France 
4 Centre de Pharmacovigilance, Service de Pharmacologie Clinique, CHU de Lille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le protoxyde d’azote est détourné et mésusé depuis plusieurs années, à bas bruit, dans certains milieux liés à la musique ou étudiants. Depuis la fin 2018 son mésusage dans les Hauts-de-France est à l’origine d’un nombre croissant de signaux. Les caractéristiques du mésusage, ses complications et son évolution seront décrits.

Méthodes

Les signaux marquants liés au mésusage du protoxyde d’azote, notifiés au Centre d’addictovigilance des Hauts-de-France, ont été analysés de 2018 à 2020.

Résultats

Après un unique cas d’atteinte neurologique en 2018, les notifications de 2019 sont au nombre de 22, comprenant 15 cas de complications neurologiques en lien avec le mésusage de protoxyde d’azote. Le nombre de DIVAS (DIVers Autres Signaux) est de 11, dont 5 concernent le signalement de présence de bonbonnes de protoxyde d’azote dans l’espace public. En 2020, les notifications sont au nombre de 29 sur les 9 premiers mois de l’année, avec 15 cas de complications neurologiques. Les DIVAS sont au nombre de 59, avec 39 signaux de présence de bonbonnes de protoxyde d’azote dans l’espace public. Cette augmentation des signaux signe une diffusion très large de la consommation et en grandes quantités. Les complications neurologiques touchent de jeunes usagers, généralement de moins de 30 ans, rassurés par les effets brefs du protoxyde d’azote, gaz largement accessible et légal. Divers faits marquants sont notables. En 2019 les signaux concernaient surtout la ville de Lille et sa métropole, en 2020 les signaux s’étendent plus largement à d’autres départements que le Nord (Pas-de-Calais, Oise, Aisne, Somme) motivant la mise en place de nombreux arrêtés municipaux. Si les cas d’atteintes neurologiques touchaient initialement des usagers quotidiens ou massifs, des cas de consommations intermittentes sont également rapportés. La conduite de véhicules sous influence, parfois compliquée d’accidents de la voie publique, des achats en épiceries ou sur Snapchat, la tolérance aux effets psychoactifs sont signalés.

Discussion

L’augmentation nette des signaux témoigne d’un usage largement diffusé en population générale en Hauts-de-France, à l’origine de complications graves chez de jeunes usagers, comme des atteintes neurologiques d’évolution incertaine et d’accidents de la voie publique largement sous-estimés. Le réseau français d’addictovigilance a communiqué son inquiétude quant à ce phénomène [1]. Malgré la réalisation d’information et de prévention, les cas sont régulièrement notifiés tant au plan national que local. Des mesures règlementaires semblent nécessaires.

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Vol 76 - N° 2

P. 160-161 - mars 2021 Retour au numéro
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