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Anciens utilisateurs chroniques de dextropropoxyphène : évolution de leurs délivrances d’antalgiques après l’arrêt de sa commercialisation en France - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.014 
Amélie Daveluy 1, , 2 , Michael Charles Bryan 1, 2, Ghada Miremont-Salamé 1, 2, Régis Lassalle 3, Clémentine Lacueille 3, Angela Grelaud 3, Françoise Haramburu 1, 2, Maryse Lapeyre-Mestre 4, Joëlle Micallef 5, Francesco Salvo 2
1 Centre d’Addictovigilance, Service de Pharmacologie Médicale, CHU, Bordeaux, France 
2 University Bordeaux, Inserm, BPH, U1219, 33000 Bordeaux, France 
3 Bordeaux PharmacoEpi, Inserm CIC1401, Université de Bordeaux, Bordeaux, France 
4 Centre d’Addictovigilance, CHU, UMR-Inserm 1027, Toulouse, France 
5 Aix Marseille Univ, AP-HM, Inserm, Inst Neurosci Syst, Service de Pharmacologie Clinique et Pharmacovigilance, Marseille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le dextropropoxyphène (DXP) était l’antalgique opioïde faible le plus prescrit jusqu’à son retrait en 2011. L’objectif de cette étude est de décrire les délivrances d’antalgiques chez les utilisateurs chroniques de DXP au moment du retrait et pendant 18 mois suivant le retrait du DXP.

Méthodes

Ce projet est dérivé de l’étude DANTE [1]. Les utilisateurs chroniques de DXP ont été définis comme des patients ayant reçu au moins 40 boîtes de DXP dans l’année précédant l’arrêt du DXP. Les données sur la délivrance d’antalgiques chez ces patients ont été analysées à l’arrêt du DXP (T0) puis tous les 6 mois pendant 18 mois.

Résultats

Soixante-trois mille six-cent soixante et onze (63671) sujets ont eu un remboursement de DXP dans l’année précédant son arrêt dont 7,1 % (n=4495) identifiés comme utilisateurs chroniques (âge moyen : 71,5 ans, femmes : 68,7 %). Six mois après le retrait du DXP, 8,5 % sont décédés et 11,7 % ont cessé de recevoir un antalgique ; 79,7 % ont été traités avec au moins un autre antalgique : au moins un antalgique-périphérique (majoritairement paracétamol) pour plus de la moitié ; au moins un opioïde-faible (majoritairement tramadol) pour près de la moitié. Si l’on suit la trajectoire de chaque patient, parmi les patients prenant du DXP seul à T0 (74,6 %), 1/4 est passé à un antalgique-périphérique, 1/4 à une combinaison antalgique-périphérique/opioïde-faible, 1/4 à un opioïde-faible ; l’autre quart a principalement interrompu son traitement (14,1 %) ou est décédé. Au cours des 12 mois suivants, parmi les sujets ne prenant que des antalgiques-périphériques, la majorité a maintenu ce traitement, tandis que la moitié des sujets ayant une combinaison opioïde-faible/antalgique-périphérique ou ne prenant qu’un antalgique-faible sont restés sous ce type de traitement.

Discussion

Après l’arrêt du DXP, 11,7 % des patients ont cessé de prendre un antalgique, les autres ayant poursuivi majoritairement avec du paracétamol et/ou du tramadol. Il est nécessaire d’être vigilant à toute modification d’antalgiques, en réévaluant régulièrement la douleur et, dans le cas des traitements opioïdes, en surveillant le risque de trouble de l’usage notamment avec le tramadol, compte tenu de l’augmentation croissante de ces signes de mésusage [2].

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Vol 76 - N° 2

P. 163 - mars 2021 Retour au numéro
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