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Étude des freins et leviers à la déclaration par notification spontanée des cas de mésusage ou de dépendance aux opioïdes analgésiques prescrits en médecine générale, région Occitanie - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.022 
Lucille Ausseil 1, Hélène Peyrière 2, , Hélène Donnadieu-Rigole 1
1 Département d’Addictologie, CHU de Montpellier 
2 Centre d’Addictovigilance, Hôpital Lapeyronie, CHU Montpellier, Département de Pharmacologie Médicale et Toxicologie, 191, avenue du doyen Gaston Giraud, 34295 Montpellier cedex 5, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Il existe en France une nette augmentation du mésusage ou de la dépendance liés aux opioïdes analgésiques de prescription (POA) [1]. Ces cas restent cependant sous-notifiés via le système de notifications spontanées (NotS), au réseau français des centres d’addictovigilance [2]. Les médecins généralistes (MG) sont en première ligne de ce système. Les objectifs de ce travail étaient de rechercher les freins et leviers de la déclaration par les MG.

Méthodes

Enquête transversale descriptive observationnelle via un auto-questionnaire adressé aux MG de la région Occitanie du 17/09/2019 au 11/12/2019. Le critère de jugement principal était d’établir la proportion de médecins déclarant les cas de mésusage ou de dépendance aux POA ; les critères de jugement secondaires étaient de mesurer les freins et leviers à cette déclaration, puis d’établir le lien entre ces freins et le profil des MG.

Résultats

Seulement 6 MG sur 123 répondants [5 % ; IC-95 % : 2 % ; 10 %] ont déclaré au moins un cas de mésusage ou de dépendance aux POA par NotS. Concernant les freins à la déclaration, certains sont non spécifiques : le manque de temps (57 %), la complexité des procédures de déclaration (36 %) ou la tendance générale à la sous-déclaration. D’autres sont spécifiques : la difficulté du diagnostic (66 %), le manque de connaissances du système d’addictovigilance [(8 %) savent comment déclarer les cas] ou en addictologie [(2 %) connaissent le questionnaire POMI]. De plus, 30 % des MG pensent que les cas ne sont pas déclarés par culpabilité ou peur du litige. Concernant les leviers : l’adaptation des procédures de déclaration (73 %) et la rémunération (33 %) sont évoquées par les MG. La majorité des MG sont demandeurs d’une meilleure coordination et de formation en addictovigilance et en addictologie, 79 % attendent des retours sur enquêtes et 86 % une aide au diagnostic.

Discussion

En apport d’une meilleure coordination entre les MG et les centres d’addictovigilance et d’addictologie, des outils simples comme la communication sur l’échelle de dépistage POMI et sur le site « signalement.sante.gouv.fr » pourraient être des clefs à cette problématique de sous déclaration. Il serait également important de communiquer sur le respect de l’anonymat des déclarations.

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Vol 76 - N° 2

P. 167-168 - mars 2021 Retour au numéro
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