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Différents profils d’usage de Méthylphénidate en population générale et importance de son abus : intérêt de la Méthode de classification à partir des bases de données de l’assurance maladie - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.038 
Elisabeth Frauger , Adeline Giocanti, Clémence Lacroix, Thomas Soeiro, Joelle Micallef
 Centre d’Addictovigilance Paca Corse, Service de Pharmacologie Clinique, Hôpital de la Timone, Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, Aix-Marseille Université, Institut de Neurosciences des Systèmes, Inserm UMR1106, 13005 Marseille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le méthylphénidate, médicament psychostimulant, est indiqué dans le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité chez l’enfant de 6 ans et plus. Plusieurs études ont évalué son abus dans des populations spécifiques (étudiants, usagers de drogues) et peu en population générale [1]. Ce travail décrit différents profils d’usage de méthylphénidate et l’importance de son abus à partir des bases de données régionales de l’Assurance maladie de 2005 à 2017.

Méthodes

La Méthode de classification permet d’identifier, caractériser et quantifier différents profils d’usage de Méthylphénidate au vu de certaines caractéristiques (nombre de médecins différents, nombre de pharmacies différentes, nombre total de délivrances et nombre total de defined daily dose (DDD) dispensées).

Résultats

De 2005 à 2017, le nombre de patients ayant eu au moins une dispensation de Méthylphénidate durant le 1er trimestre de l’année a augmenté de 478 % (de 640 à 3700) et la part des adultes de 12 % à 20 %. La méthode de classification a identifié 5 sous-groupes : sous-groupe 1 (n=13 132 patients, 51 % des patients) sujets jeunes avec peu de délivrances ; sous-groupe 2 (n=11 941, 46,7 %) sujets jeunes avec délivrances régulières et les sous-groupes 3 à 5 caractérisés par un comportement « déviant » : sous-groupe 5 (n=11, 0,04 %) ayant des valeurs plus élevées que le sous-groupe 4 (n=112, 0,4 %) et que le sous-groupe 3 (n=407, 1,6 %). Ces patients sont plus âgés (39 ans) et consomment plus fréquemment des benzodiazépines, des médicaments de substitution aux opiacés et de la morphine. La proportion de ces sous-groupes « déviants » a évolué de 2005 à 2017 avec un premier pic en 2007, un deuxième en 2011 et une tendance à l’augmentation ces dernières années (en 2017, le nombre de sujets « déviants » est identique à 2011).

Discussion

Ce travail souligne l’impact de mesures spécifiques sur l’abus de méthylphénidate : 2008 : nom du pharmacien sur l’ordonnance et mise en place d’un protocole de soins si abus ; 2012 : alerte régionale. Néanmoins, devant l’augmentation d’usage du Méthylphénidate et la récente augmentation du nombre de patients concernés par un comportement « déviant », il est important de sensibiliser à nouveau la communauté médicale.

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Vol 76 - N° 2

P. 175 - mars 2021 Retour au numéro
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