Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Usages de prégabaline au sein d’une file active de CSAPA : état des lieux préliminaire - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.040 
Alexandra Boucher 1, , Delphine Ragonnet 2, Philippe Lack 3, Benjamin Rolland 2, 4, Mathieu Chappuy 2, 3, 4
1 Centre d’Addictovigilance, Service Hospitalo-Universitaire de Pharmaco Toxicologie, Hospices Civils de Lyon, 162 A, avenue Lacassagne, 69424 Lyon cedex 02, France 
2 CSAPA, Hôpital Edouard Herriot, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France 
3 CSAPA, Hôpital de la Croix-Rousse, Hospices Civils de Lyon, Lyon, France 
4 Service Universitaire d’Addictologie de Lyon, Centre Hospitalier Le Vinatier, Bron, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les signaux d’addictovigilance portant sur la prégabaline se sont accentués depuis 2018, avec une hausse des notifications des mésusages de ce médicament [1]. Afin d’estimer la prévalence et d’évaluer les modalités d’usage de prégabaline au sein de leurs files actives respectives, 2 Centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie hospitaliers (CSAPA) ont conduit une enquête rétrospective et descriptive auprès de leurs patients.

Méthodes

Du 9 au 30 avril 2020, tout patient ayant bénéficié d’une consultation en addictologie ou d’une délivrance de médicament de substitution aux opiacés s’est vu proposer un questionnaire relatif à la prégabaline. Administré par un professionnel de santé, ce questionnaire visait à évaluer le niveau de connaissance, la fréquence de consommation et l’existence de critères évocateurs de mésusage comme le mode d’obtention et la nature des effets recherchés. Parallèlement au questionnaire, un dépistage urinaire de prégabaline était ajouté au panel de toxiques habituellement recherchés dans le cadre d’une prise en soins classique.

Résultats

144 patients ont été inclus sur la période, parmi lesquels 24 (16,6 %) déclaraient connaître la prégabaline, 16 (11,1 %) être consommateurs tandis que 10 (7 %) présentaient un ou plusieurs critères évocateurs de mésusage, concernant le mode d’obtention (n=9) : obtention tout ou partie par achat sur le marché parallèle (n=7) ou par don (n=2) et/ou concernant les effets recherchés (n=9) : recherche d’effet stimulant et/ou de mieux-être (n=5), de gestion du manque ou réduction de la consommation d’opiacés (n=2), de défonce (n=1) ou encore de sevrage des benzodiazépines (n=1). Une majorité de ces 10 patients faisait enfin état d’une consommation qualifiée d’occasionnelle (n=8). Aucun des dépistages urinaires pratiqués n’était positif à la prégabaline.

Discussion

Malgré le faible effectif, nous retrouvons ici plusieurs des caractéristiques pointées par l’analyse des données d’addictovigilance françaises comme internationales [2, 1] : un moyen d’obtention illégal, la recherche d’effets psychoactifs ainsi que la notion d’une utilisation visant à gérer celle des opiacés/opioïdes. Ce premier état des lieux nécessite d’être affiné sur un effectif plus large.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2021  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 76 - N° 2

P. 176 - mars 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Comment prendre en charge le sevrage en prégabaline dans le cadre d’un trouble de l’usage ?
  • Lisa Langlume, Sophie Roy, Céline Eiden, Floriane Taruffi, Julien Gambier, Hélène Donnadieu-Rigole, Hélène Peyrière
| Article suivant Article suivant
  • Baclofène dans le traitement des troubles liés à l’usage de l’alcool : étude descriptive et rétrospective de 184 patients
  • Juliana Tournebize, Lisa Fristot, Michaël Bisch, Sébastien Georget, Valérie Gibaja, Daniela Dobre

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Déjà abonné à cette revue ?

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.