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Intoxications médicamenteuses aux psychotropes : enquête aux urgences du CHU de Poitiers en 2019 - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.045 
Stéphanie Pain 1, 2, , Elodie Bellet 2, Maxime Jonchier 3, Bernard Fauconneau 1, 2, Marie-Christine Pérault-Pochat 1, 2
1 CEIP-A de Poitiers, Service de Pharmacologie clinique et Vigilances, La Villa Santé, CHU, rue de la Milétrie, BP 577, 86021 Poitiers cedex, France 
2 UFR Médecine-Pharmacie, rue de la Milétrie, Poitiers, France 
3 Service Urgences-SAMU-SMUR, Pôle Urgences SAMU SMUR Anesthésie Réanimations, CHU, Poitiers, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La France est le plus gros consommateur de médicaments au monde et se distingue de manière plus importante avec la consommation de psychotropes [1]. Les intoxications médicamenteuses représentent l’une des premières causes de consultation aux urgences et d’admission en réanimation. L’incidence annuelle des intoxications médicamenteuses volontaires est estimée à environ 4 pour 1000 habitants [2]. Les médicaments psychotropes occupent le 2e rang derrière les produits analgésiques et sont à l’origine d’une létalité significative. Les intoxications se traduisent par des symptômes qui varient suivant les molécules en cause ; les symptômes peuvent être neurologiques, cardiovasculaires, respiratoires, digestifs…

Méthodes

Une enquête épidémiologique descriptive rétrospective a été réalisée à partir de 107 dossiers médicaux issus de la base de données des urgences du CHU de Poitiers sur l’année 2019. L’objectif était de déterminer le profil des patients concernés, de s’intéresser aux différentes molécules incriminées et à la prise en charge des patients aux urgences.

Résultats

Les résultats nous ont permis de dresser un profil de patients : il s’agit majoritairement de femmes (63 %) âgées pour 78 % des cas de 10 à 59 ans. Dans 89 % des cas l’intoxication est d’origine volontaire chez des patients ayant des antécédents médicaux (73 %) dont des antécédents d’origine psychiatrique dans 68 % des cas. Concernant les médicaments en cause, sont majoritairement retrouvés les benzodiazépines (76 %) sachant que ces traitements étaient prescrits dans seulement la moitié des cas. L’évolution de ces intoxications s’est avérée favorable dans 90 % des cas avec une prise en charge très souvent symptomatique.

Discussion

Ces conclusions peuvent amener à quelques interrogations à propos de la prescription et de la délivrance des médicaments psychotropes. La prévention et l’information aux professionnels de santé et aux patients devrait-elle être encore une fois renforcée ? Les professionnels de santé ont aujourd’hui encore un grand rôle à jouer afin de lutter contre le mésusage et l’abus de consommation de cette classe thérapeutique.

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Vol 76 - N° 2

P. 179 - mars 2021 Retour au numéro
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