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La maladie de Gaucher - 17/04/08

Doi : 10.1016/j.rhum.2007.06.005 
Pascal Guggenbuhl a, , b , Bernard Grosbois c, Gérard Chalès a, b
a Service de rhumatologie, hôpital Sud, CHU de Rennes, 16, boulevard de Bulgarie, BP 90347, 35203 Rennes cedex 02, France 
b Inserm U522, IFR 140, 35000 Rennes 1, France 
c Service de médecine interne, hôpital Sud, CHU de Rennes, 16, boulevard de Bulgarie, BP 90347, 35203 Rennes cedex 02, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

La maladie de Gaucher est une affection génétique à transmission autosomique récessive due à un déficit en une enzyme lysosomale, la β-glucocérébrosidase. Elle entraîne une accumulation pathologique du substrat non dégradé de l’enzyme, le glucosylcéramide, principalement dans le foie, la rate et la moelle osseuse. Les manifestations ostéoarticulaires sont fréquemment révélatrices et constituent les principales sources de morbidité et d’invalidité. Il existe trois types de la maladie, le type 1, le plus fréquent, dont l’expression phénotypique est très variable entraînant des cytopénies, une atteinte splénique, hépatique et osseuse. Les types 2 et 3 sont des formes beaucoup plus rares de l’enfant avec atteinte neurologique sévère et un décès précoce dans la forme de type 2. Le dosage de l’activité de la β-glucocérébrosidase, le myélogramme ou la biopsie ostéomédullaire permettent de faire le diagnostic. Certaines mutations du gène de la β-glucocérébrosidase sont associées à des formes cliniques particulières : N370S pour le type 1 à l’état homozygote ou hétérozygote ; L444P aux formes neurologiques et au type 3. Les manifestations osseuses de la maladie sont fréquentes (70 à 100% des cas) et constituent la principale cause de morbidité et d’invalidité. Il s’agit d’anomalies du modelage osseux, d’ostéonécrose et d’infarctus osseux, d’ostéopénie et de fractures, plus rarement d’infections. Les principales atteintes non osseuses de la maladie sont les cytopénies (thrombopénies, neutropénies ou anémie) un hypersplénisme, une hépatomégalie… le risque de myélome est augmenté. Des syndromes parkinsoniens ont été récemment décrits dans les formes de type 1. Le dosage de la chitotriosidase permet de quantifier l’activité macrophagique ; la chémokine CCL18 est un autre marqueur intéressant, non disponible en pratique courante. Le traitement de la maladie est tout d’abord symptomatique visant à diminuer les douleurs ; l’indication d’une splénectomie est devenue rare actuellement. Le traitement enzymatique substitutif (imiglucérase) a constitué un progrès considérable dans la prise en charge des patients les plus à risque. Plus récemment, un traitement diminuant la quantité de substrat (miglustat) a été commercialisé. À plus long terme, les molécules chaperonnes et la thérapie génique constituent des espoirs thérapeutiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Maladie de Gaucher, Ostéonécrose, Ostéoporose, Maladies lysosomales, Traitement

Keywords : Gaucher disease, Osteonecrosis, Osteoporosis, Lysosomal diseases, Treatment


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Vol 75 - N° 3

P. 198-206 - mars 2008 Retour au numéro
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