A retrospective analysis of the results of p(65) + Be neutrontherapy for the treatment of prostate adenocarcinoma at the cyclotron of Louvain-la-Neuve. Part I: survival and progression-free survival - 01/01/01
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Résumé |
Purpose. - To retrospectively evaluate survival, progression-free survival (PFS) and biological response in a series of patients irradiated with mixed neutron/photon beams for locally advanced prostate cancer in our institution.
Patients and methods. - Three hundred and eight patients were treated between January 1990 and December 1996. Fifty-five of these were recruited for pT3 or pN1 tumors after radical prostatectomy. Neoadjuvant androgen deprivation was given in 106 patients. The treatment protocol consisted of a mixed photon/neutron irradiation in a two-to-three proportion, up to a total equivalent dose of 66 Gy (assuming a clinical RBE value of 2.8). Pre- and post-treatment PSA determinations were available in practically all cases. Study endpoints were overall survival (OAS) and progression-free survival (PFS). The Cox proportional hazard regression model was used to investigate the prognostic value of baseline characteristics on survival and progression-free survival were a progression was defined as local, regional, metastatic or biological progression. Mean age was 69 years (49-86); mean pretreatment PSA was 15 (0.5-330) in all patients and 14 (0.5-160) in those receiving neoadjuvant hormonotherapy; seven patients only had an initial PSA ≤ 4 ng/mL; 15% were T1, 46% were T2, 28% were T3 or pT3 and 4% were T4 (7% unspecified); WHO grade of differentiation was I in 38%, II in 38% and III in 14% (5% unspecified).
Results. - The median follow-up was 2.8 years (0-7.8). Five-year overall survival (OAS) was 79% (95% CI: 71-87%) and 5-year progression-free survival (PFS) was 64% (95% CI: 54-74%) for the entire series. PFS in patients with an initial PSA ≥ 20 ng/mL was the same. PFS could be predicted by two optimal Cox regression models, one including histological grade (p = 0.003) and initial PSA (p = 0.0009) as cofactors, the other including histological grade (p = 0.003) and T stage (p = 0.02). The main prognostic factors for overall survival were PSA and age. Biological responses with PSA < 1.5 ng/mL, < 1 ng/mL and < 0.5 ng/mL at any time after treatment were documented in 70%, 61% and 47% of the patients, respectively.
Conclusion. - Five-year OAS was 79%, PFS was 64%, and biological response was 70% for prostate cancer patients treated with mixed photon/neutron beams as applied at Louvain-la-Neuve, which are good results as compared with the literature. The usual prognostic factors were confirmed.
Résumé |
Objectif de l'étude. - Évaluation rétrospective de la survie, de la survie sans progression tumorale et de la réponse biologique dans une série de patients irradiés par une association de neutrons et de photons pour un cancer localement évolué de la prostate.
Patients et méthodes. - Trois cent huit patients ont été traités entre janvier 1990 et décembre 1996. Cinquante-cinq étaient atteints d'un cancer classé pT3 ou pN1 après prostatectomie radicale. Une hormonothérapie adjuvante a été délivrée à 106 patients. Le traitement a consisté en une association de photons et de neutrons dans une proportion deux tiers-un tiers, jusqu'à une dose équivalente de 66 Gy (avec une efficacité biologique relative de 2,8). Une dosage pré- et post-thérapeutique du PSA a été réalisé dans pratiquement tous les cas. La survie globale et la survie sans progression tumorale ont été calculées. Le modèle de Cox a été utilisé pour étudier les facteurs pronostiques de la survie et de la survie sans progression locale, régionale, métastatique ou biologique. L'âge médian était de 69 ans (extrêmes : 49-86 ans) ; la concentration moyenne préthérapeutique du PSA était de 15 (extrêmes : 0,5-330) dans l'ensemble de la population et de 14 (extrêmes : 0,5-160) chez ceux ayant reçu une hormonothérapie néoadjuvante ; sept patients seulement avait initialement un PSA ≤ 4 ng/mL ; 15 % des tumeurs étaient classées T1, 46 % T2, 28 % T3 ou pT3 et 4 % T4 (7 % non précisés) ; le grade de différentiation OMS était de I chez 38 % des patients, II chez 38 % et III chez 14 % (5 % non précisés).
Résultats. - La durée médiane de surveillance était de 2,8 ans (extrêmes : 0-7,8 ans). Le taux de survie globale à cinq ans était de 79 % (intervalle de confiance à 95 % : 71-87 %) et le taux de survie sans progression tumorale de 64 % (54-74 %) pour l'ensemble de la population. Le taux de survie sans progression tumorale des patients qui avaient initialement une concentration de PSA > 20 ng/mL était le même. Le taux de survie sans progression tumorale peut être prédit avec le modèle de Cox par seulement deux cofacteurs, le grade histologique (p = 0,003) et le PSA initial (p = 0,0009), les autres cofacteurs significatifs étant le grade histologique (p = 0,003) et le stade T (p = 0,02). Les facteurs pronostiques principaux de la survie globale sont le PSA et l'âge. Une réponse biologique avec une concentration de PSA toujours inférieure à 1,5 ng/mL, 1 ng/mL et 0,5 ng/mL a été respectivement observée chez 70, 61 et 47 % des patients.
Conclusion. - Des taux de survie globale de 79 %, de survie sans progression tumorale de 64 %, et de réponse biologique de 70 % ont été obtenus chez des patients atteints de cancer de la prostate, cancer traité par une association de protons et de neutrons à Louvain-la-Neuve, ce qui constitue un bon résultat par rapport à ceux de la littérature. Les facteurs pronostiques usuels ont été retrouvés.
Mots clés : fast neutrons ; prostate adenocarcinoma ; radiotherapy.
Mots clés : adénocarcinome de la prostate ; neutrons rapides ; radiothérapie.
Plan
Vol 5 - N° 3
P. 262-272 - juin 2001 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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