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Infection à papillomavirus humains oncogènes à tropisme muqueux et maladie de Bowen acrale - 28/04/08

Doi : AD-11-1999-126-11-0151-9638-101019-ART6 

V. Pham-Huu [1],

C. Derancourt [1],

C. Clavel [2],

A. Durlach [2],

P. Birembaut [2],

P. Bernard [1]

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Abstract

Introduction

L'implication des papillomavirus humains (HPV16) dans la maladie de Bowen (MB) génitale est clairement démontrée ; en revanche, elle est moins précise dans le cas de MB extragénitale. Le but de cette étude était de rechercher des arguments en faveur d'une infection à HPV oncogène dans la MB acrale en tenant compte des aspects histologiques et de la recherche de génomes d'HPV oncogènes au sein des échantillons cutanés en utilisant les techniques d'hybridation in situ (HIS) et de réaction de polymérase en chaîne (PCR).

Matériels et méthodes

Onze échantillons de MB acrales, fixés dans du formol et inclus en paraffine, ont été sélectionnés. Les koïlocytes ont été recherchés sur lame à l'issue d'une coloration standard. Une HIS a été réalisée avec des sondes génomiques HPV de types 16, 18 et 33, marquées à la digoxigénine. La détection des hybrides a ensuite été effectuée avec un nouveau système d'amplification à la tyramide biotinylée (Kit Dako Gen Point K620). D'autre part, les prélèvements ont été testés par PCR utilisant des oligosondes de Baay spécifiques des HPV de types 16, 18, 31 et 33.

Résultats

Tous les prélèvements comportaient des koïlocytes. L'HPV16 a été détecté dans 9/11 cas (82 p. 100) des cas : 2/10 cas découverts par HIS et 9/11 cas par PCR.

Discussion

Nous rapportons ici la plus grande série de MB acrale documentée en terme d'infection à HPV de type 16. Ce taux élevé d'HPV (82 p. 100) par rapport aux autres séries peut s'expliquer par la très bonne sensibilité de la PCR optimisée par le choix des amorces oligonucléotidiques de Baay. En revanche, le taux de positivité de 2/10 cas par HIS est proche des autres séries. Si l'HIS est moins sensible que la PCR, elle permet néanmoins une étude topographique et une argumentation sur la pathogénicité de l'HPV. La théorie de l'auto-inoculation à partir de lésions génitales pourrait expliquer cette topographie particulière des MB acrales associée à l'infection à HPV à tropisme muqueux.

Abstract

Oncogenic mucosal human papillomaviruses in Bowen's disease of the hands.

Introduction

The association between genital Bowen Disease (BD) and human papillomavirus (HPV) especially HPV-16 infection is well known, but it is more rarely related to extragenital BD. The aim of this study was to detect the presence of oncogenic HPV infection in the BD of the hands considering the histology and the presence of oncogenic HPV detected by in situ hybridization (ISH) and polymerase chain reaction (PCR).

Material and methods

Eleven formalin-fixed and paraffin-embedded samples of BD of the hands were selected. We looked for koilocytosis using standard histological procedure. ISH was performed using genomic HPV DNA probes types 16, 18 and 33 labeled with digoxigenin. Next, with a new amplification system using biotinyled tyramide (Kit Dako Gen Point K620) was used to detect hybrids. Otherwise, Baay's HPV type specific primers (type 16, 18, 31 et 33) were chosen for PCR.

Results

Koilocytosis were observed in all cutaneous samples. HPV 16 was detected in 9/11 cases (82 p. 100): 2/10 with ISH and 9/11 with PCR.

Discussion

We report here the largest series of BD of the hands, associated with HPV type 16 infection. This high rate (82 p. 100) compared to the other series is linked to the high sensitivity of PCR and is increased by the choice of Baay's oligonucleotide primers. Besides, the low HPV rate (2/10) by ISH, is similar to those obtained in the other series. Although ISH is less sensitive than PCR, the morphological study was useful to argue the pathogenicity of HPV. Finally, the high prevalence of genital oncogenic HPV on the hands, plaid in the scratching hypothesis resulting in autoinoculation from HPV lesions in the genital region.


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Vol 126 - N° 11

P. 808 - novembre 1999 Retour au numéro
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