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Anatomopathologie des tumeurs des glandes salivaires accessoires - 25/01/23

[22-060-C-10]  - Doi : 10.1016/S2352-3999(23)42303-5 
V. Costes Martineau, Docteur en médecine, PhD
 Département de pathologie, Hôpital Gui-de-Chauliac, CHU de Montpellier, 80, avenue Augustin-Fliche, 34295 Montpellier cedex 5, France 

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Thursday 26 January 2023

Résumé

Avec plus de 40 entités décrites, les tumeurs des glandes salivaires représentent un domaine complexe. Les glandes salivaires principales et accessoires sont constituées d'au moins deux types cellulaires : les cellules luminales qui bordent les lumières des acini ou des canaux et les cellules situées à leur périphérie qui assurent des fonctions de renouvellement cellulaire (cellules basales), de contraction et de production de stroma (cellules myoépithéliales). La démarche diagnostique commence toujours par l'analyse des données cliniques qui doit prendre en compte l'incidence des tumeurs (l'adénome pléomorphe représente 50 % des cas), le site anatomique (le carcinome à cellules acineuses ne s'observe que dans la parotide, l'adénocarcinome polymorphe se voit essentiellement dans le palais), l'âge (le carcinome mucoépidermoïde est le cancer le plus fréquent chez l'enfant) et bien sûr les données opératoires (atteinte du nerf facial). D'un point de vue histologique, l'analyse prend en compte l'architecture avec la reconnaissance de modèles évocateurs de certaines entités (architecture cribriforme du carcinome adénoïde kystique, « œil de cyclone » de l'adénocarcinome polymorphe), et l'analyse cytologique et immunohistochimique : s'agit-il d'une tumeur monophasique de nature luminale, d'une tumeur myoépithéliale pure ou bien d'une tumeur biphasique luminale/myoépithéliale ? On peut aussi s'aider de l'analyse moléculaire qui permet l'identification de mutations et/ou de translocations spécifiques de certaines entités. La classification des tumeurs primitives des glandes salivaires associe deux raisonnements différents pour affirmer la nature bénigne ou maligne d'une tumeur : un système classique (les tumeurs infiltrantes avec emboles vasculaires, infiltration des filets nerveux, atypies et mitoses sont malignes) ; une approche pragmatique (certaines lésions sont considérées comme malignes du fait de leur capacité évolutive avec métastases possibles même en l'absence de critères histologiques d'agression, par exemple les tumeurs acineuses et mucoépidermoïdes).


Mots-clés : Glande salivaire, Tumeurs, Pathologie


Plan

Description des principales entités de tumeurs malignes par définition

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