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Staging's determinants in early intervention youth: a retrospective study - 19/11/23

Les déterminants de la stadification chez les jeunes en intervention précoce: une étude rétrospective

Doi : 10.1016/j.encep.2023.08.015 
Mirvat Hamdan a, b, c, , Laurent Lecardeur d, Marine Habert a, Mireille Okassa b, Aurélie Lacroix b, c, Benjamin Calvet b, c
a Department of Adult Psychiatry, Early Intervention Unit, Centre Hospitalier Esquirol, 87000 Limoges, France 
b Unité de Recherche et d’Innovation, Centre Hospitalier Esquirol, Limoges, France 
c Inserm UMR1094, IRD U270, University Limoges, CHU de Limoges, EpiMaCT- Epidemiology of chronic diseases in tropical zone, Institute of Epidemiology and Tropical Neurology, OmegaHealth, Limoges, France 
d 08, quai des Docks, 06300 Nice, France 

Corresponding author.
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Sunday 19 November 2023

Abstract

Objectives

Since 2019 our early intervention unit has assessed help-seekers, mainly referred by psychiatric departments, and we have conducted a descriptive retrospective study. Our objective was to identify clinical determinants associated to staging at assessment for our three groups: “no psychosis”, “ultra-high risk” and “first episode psychosis”.

Methods

One hundred and thirteen participants (mean age 20.05±3.28) were enrolled, mainly referred by adult psychiatry (81.4%). We tested the association of each group with the following determinants: age, gender, family history of psychosis, referral (adolescent or adult psychiatry), cognitive, depressive complaint, cannabis active consumption, and current activity (scholar or employment).

Results

Multivariate analyses showed significant association with depressive symptoms (P=0.019) but an absence of family history of psychosis (P=0.002) or current activity (P=0.09) for “no psychosis” group. “Ultra-high risk” was significantly correlated with a family history of psychosis (P=0.001) and adolescent psychiatry referral (P=0.044) but an absence of depressive complaint (P=0.04). As for “first episode psychosis”, we found significant cognitive complaint (P=0.026), family history (P=0.024) and current activity (0.026).

Conclusions

As all our participants were seen in tertiary care, adolescent psychiatrists were more efficient in detecting a high-risk state. “No psychosis” help-seekers presented in fact mood issues, which have been confused with attenuated psychotic symptoms by their addressers, who have probably been misled by their absence of activity integration. High-risk and characterized psychotic episodes were logically correlated with family history. Surprisingly, “first episode psychosis” youth were currently integrated in scholarly or professional life despite an active cognitive complaint. Robust studies, especially prospective cohorts, are needed to test these associations.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Objectifs

Depuis 2019, notre unité d’intervention précoce évalue les demandeurs d’aide, adressés principalement par des services psychiatriques. Nous avons mené une étude rétrospective descriptive. Notre objectif était d’identifier les déterminants cliniques associés à la stadification lors de l’évaluation des sujets pour nos 3 groupes : « pas de psychose », « état mental à risque » et « premier épisode psychotique ».

Méthodes

Cent treize participants (âge moyen 20,05±3,28) ont été inclus, principalement adressés par la psychiatrie adulte (81,4 %). Nous avons testé l’association de chaque groupe avec les déterminants suivants: âge, sexe, antécédents familiaux de psychose, orientation (psychiatrie de l’adolescent ou de l’adulte), troubles cognitifs, troubles dépressifs, consommation active de cannabis et activité maintenue (scolaire ou professionnelle).

Résultats

Les analyses multivariées ont montré une association significative avec les symptômes dépressifs (p=0,019), mais l’absence d’antécédents familiaux de psychose (p=0,002), et l’activité actuelle (p=0,09) pour le groupe « sans psychose ». L’ « état mental à risque » était significativement corrélé aux antécédents familiaux de psychose (p=0,001), à l’orientation par la pédopsychiatrie (p=0,044), mais également à l’absence de plainte dépressive (p=0,04). En ce qui concerne le « premier épisode psychotique », nous avons trouvé une corrélation significative avec une plainte cognitive subjective (p=0,026), les antécédents familiaux (p=0,024) et un maintien d’activité (0,026).

Conclusions

Comme tous nos participants ont été vus en soins troisième intention, les pédopsychiatres ont adressé avec plus d’efficacité des états mentaux à risque. Les demandeurs d’aide « sans psychose » présentaient en fait des problèmes d’humeur, qui ont été probablement confondus avec des symptômes psychotiques atténués par leurs interlocuteurs, qui ont probablement été induits en erreur par l’impact fonctionnel de leurs symptômes. Les épisodes psychotiques caractérisés et à risque étaient logiquement corrélés aux antécédents familiaux. De façon surprenante, les jeunes « premier épisode psychotique » avaient des activités scolaires ou professionnelles maintenues, malgré la plainte cognitive. Des études plus robustes, en particulier des cohortes prospectives, sont nécessaires pour vérifier ces associations.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Early intervention, Ultra-high risk, First episode psychosis, Maintained activity, Referral

Mots clés : Intervention précoce, État mental à risque, Premier épisode psychotique, Activité maintenue, Adressage


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