Etat des lieux du recours à la chirurgie mini-invasive assistée par robot en France entre 2020 et 2022 à partir du Système national des données de santé (SNDS) - 12/03/24
, A. Havet b, L. Brunaud c, C. Tresallet d, J-C. Lifante e, X. Armoiry f, M. Viprey bRésumé |
Introduction |
En France, depuis mars 2020, la chirurgie mini-invasive assistée par robot est identifiable dans les bases de données hospitalières grâce aux extensions des codes d'actes chirurgicaux. L'objectif de cette étude était de réaliser un état des lieux du recours à la chirurgie mini-invasive avec assistance robot (AR) ou sans AR, au sein des établissements de santé français entre 2020 et 2022 (évolution, distribution géographique et caractéristiques patients et établissements).
Méthodes |
Une étude observationnelle a été conduite à partir du Système national des données de santé, incluant tous les adultes ayant bénéficié d'une première chirurgie en urologie, gynécologie ou chirurgie digestive entre le 1er mars 2020 et le 30 juin 2022. Le type de chirurgie (avec ou sans AR) a été décrit par trimestre, spécialité et organe (rein, voies urinaires supérieures, vessie, prostate, utérus, estomac, côlon et rectum). Des cartographies du recours à l'AR par spécialité et organe ont été réalisées à l’échelle départementale et les caractéristiques des patients et des établissements ont été décrites. Les déterminants (caractéristiques des patients et établissements) du recours à l'AR seront recherchés avec un modèle de régression logistique avec effet centre.
Résultats |
Au total, 286 694 chirurgies ont été identifiées entre 2020 et 2022 dont 18 % avec AR. L'urologie représentait 71 % des chirurgies robotisées (chirurgie digestive : 16 %, gynécologie : 13 %). La part de chirurgie avec AR a augmenté de 12 % en urologie (vessie : 46 %), 37 % en gynécologie et 8 % en chirurgie digestive (rectum : 32 %). Les cartographies ont montré que le recours à l'AR variait entre les départements. Les patients opérés avec AR étaient âgés en moyenne de 61,9 ans (±12,3) (sans AR : 54,1±16,8), avec un score MRMI moyen de 3,6 (±2,2) (sans AR : 2,1±2,5) et 24 % vivaient dans les zones les moins défavorisées (FDep, Q1; sans AR : 15 %). Les centres hospitaliers universitaires réalisaient 44 % de leurs chirurgies avec AR contre 38 % dans les établissements privés à but lucratif. L'identification des déterminants de l'AR est en cours.
Conclusion |
Le recours à l'AR est une pratique de plus en plus courante en France, et ces travaux apportent des éclairages sur le profil des patients opérés et sur les caractéristiques des établissements ayant davantage recours à cette pratique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Epidémiologie, SNDS, Chirurgie robot-assistée
Vol 72 - N° S1
Article 202229- mars 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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