Contrôle virologique après diagnostic d'une infection par le VIH, une cohorte française dans une région à forte incidence : ATTRACt - 12/03/24
, S. Jouteau b, E. Laurent c, M-F. Tassi d, C. Faussat e, P. Vigny f, L. Hallier g, M. Granger h, C. Aumond i, G. Gras h, K. Stefic jRésumé |
Introduction |
L'initiation d'un traitement antirétroviral (ARV) dès la découverte d'infection VIH est recommandée quel que soit le taux de CD4 depuis 2013. En effet, l'obtention d'une charge virale (CV) indétectable rapide est un enjeu majeur de contrôle de l'infection et de la transmission. L'objectif était de décrire les délais entre diagnostic, initiation du traitement et indétectabilité, dans la région qui présentait en 2018 le second taux de découverte VIH en métropole, ainsi que les facteurs associés à l'indétectabilité.
Méthodes |
A partir des données issues du logiciel métier de neuf centres participants en région (DOMEVIH, NADIS), la cohorte d'adultes avec VIH-1 découvert entre 2005 et 2020, ayant au moins une CV renseignée et un traitement ARV a permis l'analyse descriptive des parcours. Les délais ont été étudiés sur deux périodes : 2005-12 et 2013-20. Les facteurs associés au délai d'obtention de l'indétectabilité devaient être explorés.
Résultats |
Parmi les 1708 patients éligibles, 647 ont été inclus (37,9 %) : hommes 63,1 %, âge moyen 38±11 ans. Les patients du centre ayant le logiciel NADIS ont été exclus du fait des retards à l'extraction des données par script à adapter au logiciel différent (n=594) ; comme ceux avec CV manquantes ou incohérentes (n=437) ou date d'instauration d'ARV manquante (n=30). Le délai médian entre diagnostic et initiation du traitement était de 31 jours [0–4875] : 110 jours avant 2013, 20 jours après. Une grande majorité des patients obtenaient l'indétectabilité (n=613 ; 96,3 %), dans un délai médian de 241 jours après initiation du traitement, très diminué après 2013 (1057 jours avant versus 159 jours après). Compte-tenu du nombre conséquent de patients éligibles non inclus, l'analyse des facteurs associés à ces délais n'a pas été réalisée.
Conclusion |
Les résultats sous-tendent une bonne appropriation des recommandations d'initiation précoce du traitement ARV dès le diagnostic (2013). Cependant, le cohorting direct à partir des logiciels métier a été fastidieux et décevant, témoignant du lourd travail de monitoring qui doit exister pour le maintien de la cohorte nationale ANRS-CO4 FHDH issue de ces mêmes données. A l'heure des entrepôts de données de santé et des outils informatiques puissants, ne devrait-on pas repenser la distribution des ressources et moyen dans la surveillance du VIH en France ?
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Epidémiologie, Contrôle virologique, Traitement antirétroviral, Cohorte DOMEVIH
Vol 72 - N° S1
Article 202328- mars 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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