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Calcul de la puissance de l’implant intraoculaire après chirurgie réfractive cornéenne - 03/06/08

Doi : JFO-03-2008-31-3-0181-5512-101019-200802788 

Y. Lteif [1 et 2],

D. Gatinel [1 et 2]

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Résumé

Calcul de la puissance de l’implant intraoculaire après chirurgie réfractive cornéenne

Le nombre de patients opérés de chirurgie réfractive a rapidement augmenté au cours des vingt dernières années. La chirurgie de la cataracte avec pose d’un implant intra-oculaire a évolué pour devenir une chirurgie réfractive visant à améliorer la meilleure acuité visuelle corrigée, voire non corrigée. Le calcul d’implant permettant d’obtenir la réfraction désirée après chirurgie de la cataracte peut s’avérer difficile sur les yeux déjà opérés de chirurgie réfractive, entraînant des « mauvaises surprises » postopératoires, comme le montrent les nombreux cas publiés dans la littérature. Après chirurgie réfractive cornéenne, l’utilisation pour le calcul d’implant des valeurs kératométriques directement calculées par les topographes ou les kératomètres donne des résultats moins précis que sur les yeux non opérés. Après chirurgie réfractive myopique, ceci peut résulter en une surestimation de la puissance cornéenne, et en conséquent une sous-estimation de la puissance d’implant, entrainant une hypermétropisation après phacoémulsification. À l’inverse, après chirurgie réfractive hypermétropique, l’erreur d’estimation de la puissance cornéenne risque d’entraîner une myopisation du patient après phacoémulsification. À la lumière des nombreux débats actuels sur ce sujet, la connaissance des limites des techniques de calcul d’implant classiques et des solutions permettant d’améliorer la précision des résultats peut être utile au praticien. Cet article fait le point sur les sources d’erreur possibles dans le calcul d’implant sur les yeux opérés de chirurgie réfractive cornéenne, et sur les différentes méthodes de calcul décrites à ce jour dans le but de minimiser ces erreurs.

Abstract

Intraocular lens power calculation after keratorefractive surgery

The number of keratorefractive procedures designed to correct refractive errors has dramatically increased over the last few years. The techniques for cataract extraction and intraocular lens implantation have evolved into a refractive surgical procedure as well as an operation to improve best corrected visual acuity and/or spectacle independence. The calculation of intraocular lens power for a desired refractive target can be challenging in post-refractive surgically treated eyes, given the frequent case reports of “refractive surprises” after cataract surgery. After corneal refractive surgery, the direct use of the measured topographic or keratometric values, with no correction, results in less accurate calculation of intraocular lens (IOL) power required for cataract surgery than calculation in virgin eyes. After laser refractive surgery for myopia, this could result in an overestimation of the corneal power and subsequent underestimation of the IOL power, therefore leading to a hyperopic outcome after phacoemulsification. Conversely, after laser refractive surgery for hyperopia, inaccuracy in the keratometric power estimation could result in a myopic outcome after phacoemulsification. Despite current progress in this subject, awareness of the shortcomings of classical methods and suggested strategies to improve accuracy can be valuable to clinicians. This article provides an overview of the possible sources of error in intraocular lens power calculation in post-keratorefractive patients, and reviews the methods to minimize intraocular lens power errors.


Mots clés : Erreurs réfractives , calcul d’implant intra-oculaire , topographie cornéenne , chirurgie réfractive cornéenne

Keywords: Refractive errors , intraocular implant , biometry , corneal topography , keratorefractive surgery


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Vol 31 - N° 3

P. 326-334 - mars 2008 Retour au numéro
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