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P08 - Utilisation du « Growth modulation index » comme critère de jugement : une étude de la portée - 10/05/24

Doi : 10.1016/j.jeph.2024.202448 
K. Trin 1, 3, , C. Dalleau 1, 2, S. Mathoulin-Pelissier 1, 2, 3, D. Dinart 1, 2, C. Bellera 1, 2
1 Institut Bergonié, Unité de recherche épidémiologique et clinique, Bordeaux, France 
2 Inserm Bordeaux Population Health research center, Université de Bordeaux, Epicene Team, Bordeaux, France 
3 University of Bordeaux, Faculty of Medicine, Bordeaux, France 

Auteur correspondant

Résumé

Introduction

Le Growth Modulation Index (GMI) est défini comme le rapport entre la survie sans progression (PFS) d'une nouvelle ligne de traitement (PFS2) et la PFS de la ligne précédente (PFS1). En raison de l'histoire naturelle de la maladie, on s'attend à ce que la PFS2 soit généralement plus courte que la PFS1. Ce rapport peut être utilisé pour déterminer si la nouvelle ligne de traitement apporte un bénéfice clinique. Il a été proposé comme critère de jugement dans le contexte des essais de médicaments non cytotoxiques. Son principal intérêt est de comparer chaque patient avec lui-même. L'utilisation de ce critère de jugement peut varier selon les auteurs. Ces dénominations sont nombreuses, tout comme ses définitions. Certaines utilisations du GMI sont arbitraires et ne se basent sur aucun rationnel scientifique. Notre objectif est de décrire comment le GMI et ses apparentés sont utilisés dans la littérature scientifique.

Méthodes

Une étude de la portée a été réalisée à partir de PubMed, Scopus, Web of Science et BASE (Bielefeld Academic Search Engine). L'algorithme était composé des termes « growth modulation index », « progression free survival ratio », « time to progression ratio », « ratio of progression-free survival », « ratio of time to progression », « PFS ratio », « TTP ratio » et « PFS2/PFS1 ». Nous avons inclus les études mentionnant le GMI ou ses apparentés, avec un texte intégral disponible en anglais et sans restriction de date. Les données ont été extraites de chaque article par deux relecteurs indépendamment à l'aide d'une grille de lecture. Les variables qualitatives et ordinales sont décrites en effectif et pourcentage, les variables quantitatives en moyenne et écart-type ou en médiane et écart interquartile en fonction de la normalité graphique de leur distribution.

Résultats

Au total, 724 documents ont été identifiées : 129 dans PubMed, 158 dans Scopus, 156 dans Web of Science et 281 dans BASE ; 187 ont été retenus à la suite du retrait des doublons, puis 135 à la suite de l'analyse des critères d’éligibilité. Sur ces 135 documents, 54 (40 %) rapportent les résultats d’études observationnelles, 51 (38 %) des résultats d’études interventionnelles et 30 (22 %) portent sur d'autres types d’étude (concepts statistiques et/ou méthodologiques, case report, revue de la littérature). Tous portaient sur le domaine de l'oncologie. Nous rapporterons en conférence plus de résultats comme les caractéristiques des études utilisant le GMI comme critère de jugement, les seuils du GMI utilisés pour juger d'une efficacité supérieure de la nouvelle ligne de traitement ou encore les principales approches utilisées dans la littérature statistique portant sur le GMI.

Conclusion

Les études utilisant le GMI comme critère de jugement n'utilisent pas de cadre commun. En parallèle, la littérature statistique et méthodologique ne constitue pas ce cadre. De travaux futurs sont nécessaires pour harmoniser et statuer sur les pratiques autour du GMI pour faciliter son utilisation et sa comparabilité dans les études futures.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : Growth modulation index, Etude de la portée, Oncologie, Critère de jugement



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