Évaluation de l’efficacité des ateliers sur le médicament en ETP : identification des connaissances, attitudes et pratiques des patients liés à son usage - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
L’éducation thérapeutique du patient (ETP) doit permettre à ces derniers d’acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. L’unité transversale d’ETP et la pharmacie de notre centre hospitalier ont mis en place 3 ateliers sur le médicament à destination des patients atteints de maladies chroniques et plus largement du grand public : qu’est-ce qu’un médicament (A1), mille et une formes de médicaments (A2) et l’automédication, ayons les bons réflexes (A3).
Objectifs |
L’objectif de ce travail était d’évaluer, d’une part, l’efficacité des ateliers en ce qui concerne l’apport de connaissances, et le changement d’attitudes et de pratiques des participants vis-à-vis du médicament et de son usage, et, d’autre part, leur satisfaction de participation aux ateliers.
Méthode |
Une étude observationnelle transversale a été menée entre le 9 février 2023 et 31 juillet 2023 auprès des participants aux 3 ateliers. Trois questionnaires, spécifiques à chaque atelier A1, A2 et A3 ont été élaborés, de 12 (A1) et 11 (A2 et A3) questions respectivement, selon la méthodologie validée « Connaissances, Attitudes et Pratiques » (CAP) et le modèle de Kirkpatrick, et distribués en version papier à la fin de chaque séance à l’ensemble des participants.
Résultats |
Au total, 45 questionnaires ont été recueillis pour un taux de participation de 100 % : 15 sur l’A1, 11 sur l’A2, et 19 sur l’A3. Parmi les répondants, 87 % étaient des femmes et 64 % faisaient partie d’un programme d’ETP. En ce qui concerne l’A1, 67 % des participants y ont appris le rôle d’un excipient et 50 % ce qu’était une interaction médicamenteuse. Avant de participer à l’A1, 60 % avaient des doutes sur l’efficacité des génériques, doutes maintenus chez 33 % d’entre eux à la fin de l’A1. Pour l’A2, 82 % y ont appris que les comprimés à libération modifiée ne devaient pas être coupés ou écrasés. Avant l’A2, 64 % des participants avaient déjà ressenti un doute sur la façon de prendre un médicament. Désormais, 43 % d’entre eux en parleront à un médecin ou pharmacien. Pour l’A3, 63 % ignoraient que certains compléments alimentaires pouvaient influencer l’efficacité ou la toxicité d’un médicament pris en concomitance. Enfin, entre 89 % (A3) et 100 % (A1) des participants étaient « très satisfait » de leur participation aux ateliers sur le médicament.
Discussion – conclusion |
Le profil des participants montre un intérêt plus important des femmes sur le bon usage du médicament et que le grand public y est également intéressé. Le travail réalisé a permis de mettre en avant un manque de connaissance, des croyances erronées et des pratiques controversés autour du médicament et de son usage. La participation aux ateliers proposés a permis un gain de connaissances et un possible changement dans les attitudes et pratiques futures des participants. Il serait nécessaire de poursuivre ces ateliers non seulement à l’ensemble des patients des différents parcours ETP mais aussi à la population générale.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Adhésion au traitement médicamenteux, Éducation pour la santé, Participation des patients
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e107 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
