Mise en place d’entretiens pharmaceutiques lors des instaurations du sémaglutide en accès précoce - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
Le sémaglutide, analogue du GLP1, régule l’appétit et l’apport calorique. Il est indiqué en accès précoce (AP) dans la perte de poids chez les personnes adultes ayant un indice de masse corporelle ≥40 kg/m2 avec comorbidités. Son instauration est réalisée par paliers de doses pour améliorer la tolérance.
Objectifs |
Décrire l’organisation adoptée dans notre établissement pour les rétrocessions et entretiens pharmaceutiques d’instauration de sémaglutide en AP.
Méthode |
Suite à l’obtention d’un accord d’AP, les pharmaciens hospitaliers référents en Endocrinologie et de rétrocession réalisaient un entretien pharmaceutique relatif à l’auto-administration et au bon usage. Plusieurs organisations ont émergé : les patients étaient vus soit après le médecin dans un bureau de consultation, soit dans leur chambre le jour du retour à domicile après une hospitalisation, soit aux rétrocessions hospitalières.
L’entretien présentait les effets escomptés du sémaglutide, les modalités et fréquence d’injection, l’instauration par paliers de dose en relation avec la survenue d’effets indésirables et la gestion de ces derniers, et la conservation du produit. Les patients manipulaient un stylo factice pour valider la technique de purge, de sélection de dose, d’administration et d’hygiène, puis s’auto-injectaient la première dose sur place. Le lieu et les règles de rétrocessions étaient revus, notamment pour anticiper un relais vers un autre établissement.
Plusieurs documents supports ont été élaborés : un modèle de prescription tolérance-dépendante permettant au pharmacien de délivrer la dose supérieure ou de rester sur le même palier, une check-list des éléments à se procurer pour l’entretien, une fiche information de rétrocession et un mode opératoire pour accéder à la plateforme de l’AP afin d’aider les pharmacies d’aval.
Résultats |
Depuis avril 2022, 264 entretiens d’environ 20minutes ont été proposés dont 36 % réalisés par l’unité de rétrocessions et 64 % par les pharmaciens référents d’endocrinologie. Seulement 10 patients (3,8 %) ont délégué l’administration à un aidant et une majorité (96,2 %) ont tiré un bénéfice pratique de l’entretien.
Discussion/Conclusion |
Les équipes pharmaceutiques ont su collaborer et s’adapter pour fournir une information pratique et sécuritaire à la cohorte de patients en AP la plus importante à laquelle elles ont dû faire face en un temps court, provenant de prescripteurs de l’établissement mais aussi extérieurs. Les efforts déployés ont permis de lever les craintes vis-à-vis de l’auto-injection, favoriser le bon usage du traitement, et fluidifier le circuit de la rétrocession hors de l’établissement, permettant d’encadrer la poursuite des dispensations et ainsi favoriser l’observance.
Réunissant déjà les 3 acteurs nécessaires, la valorisation de cette activité en hospitalisation intermédiaire n’a pas pu être organisée du fait de difficultés logistiques et du temps très court sur lequel a été déployé l’AP.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Éducation du patient comme sujet, Maladie chronique, Médicaments en accès réglementé
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e123 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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