Évaluation des pratiques de perfusion d’une unité de maladies infectieuses et de neurologie - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
Le bon usage des médicaments injectables (MI) est au cœur des préoccupations. Par exemple, dans notre établissement, un guide de reconstitution/administration des anti-infectieux injectables a été validé. Mais il est également nécessaire d’évaluer les pratiques d’administration des infirmiers diplômés d’état (IDE).
Objectifs |
Le but de cette évaluation des pratiques est de cibler et prioriser les actions d’amélioration des pratiques de perfusion à mettre en œuvre et d’identifier des pistes d’évolution pour assurer un bon usage des MI.
Méthode |
Un audit clinique des montages de perfusions au sein de l’unité de maladies infectieuses (UMI) et des unités de neurologie non vasculaire (UNNV) a été réalisé : un recueil prospectif des pratiques IDE via une observation directe, un remplissage d’une grille d’audit construite à partir de la littérature et des guidelines de la SFPC ont été faits. Les items recueillis sont : la prescription, la dilution, la concentration, l’administration, la pose, l’hygiène, les dispositifs médicaux (DM) utilisés, les pansements, les incompatibilités physicochimiques, la traçabilité dans le logiciel. L’analyse des données a été effectuée grâce à un tableur Excel®.
Résultats |
Sur 4 semaines, 20 montages ont été observés dans l’UMI et 20 montages en UNNV. En UMI, on retrouve 100 % de conformité pour la durée d’utilisation des perfusions, des robinets, des tubulures et de la désinfection des voies contre 94 % pour l’UNNV. Les prescriptions étaient respectées à 35 % en UMI et 70 % en neurologie : les erreurs concernaient le mode d’administration (gravité au lieu de PSE) et le volume de solvant. Dans 95 % des cas, les dilutions et l’hygiène des pansements étaient conformes en UMI. En UNNV, 64 % des dilutions étaient conformes ainsi que 100 % des pansements. La traçabilité et l’étiquetage étaient conforme dans 85 % des cas en UMI et dans 100 % des cas en UNNV. Les non-conformités retrouvées dans les 2 services étaient : un rinçage unique sans changement des lignes de perfusion après l’administration d’un médicament dérivé du sang, le non-rinçage des lignes dont le robinet n’est pas visuellement souillé. En UMI et UNNV, les robinets étaient fermés par les bouchons d’origine ou des valves bidirectionnelles. En neurologie, les rampes de robinets n’étaient pas fixées sur le pied dans 15 % des cas. Il a été remarqué en UNNV que les infirmières n’étaient pas formées aux chimiothérapies qu’elles manipulent assez rarement et donc avec les mauvaises précautions. L’incompatibilité physicochimique a été retrouvée en UMI.
Discussion/Conclusion |
Ce travail a permis de mettre en évidence la nécessité de revoir les modalités de perfusion préférentielles : PSE ou gravité et leurs paramétrages informatiques. Des formations dans les services sont organisées afin de revoir les bonnes pratiques de perfusion (matériel, rinçage, montage, protocole, rappel ciblé sur les chimiothérapies).
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Administration pharmacie, Audit médical, Injectables
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e145-e146 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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