Comment intégrer des protocoles de renouvellement et d’adaptation des prescriptions par le pharmacien hospitalier dans le cadre de l’oncohématologie ? - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
Dans notre CHU, l’unité de pharmacie oncologique est au cœur du bâtiment de cancérologie. Les pharmaciens gèrent toutes les activités liées à l’oncohématologie : validation des prescriptions de chimiothérapie, gestion de l’unité de préparation, dispensation de traitements oraux via une unité de rétrocession dédiée, validation pharmaceutique des services d’oncologie et d’hématologie. Dans ce cadre, ils sont amenés à réaliser quotidiennement des interventions pharmaceutiques sur les anticancéreux et les traitements annexes. C’est pourquoi nous souhaitons mettre en place des protocoles de coopération professionnelle afin de réaliser des renouvellements et adaptations de prescription (arrêté du 21 février 2023).
Objectifs |
Nous proposons d’ouvrir la réflexion sur la faisabilité de la mise en place de cet arrêté dans le domaine des traitements anticancéreux injectables ou oraux.
Méthode |
Les principales interventions envisagées ont été listées, ainsi que les avantages et les freins à leur mise en place.
Résultats |
Les pharmaciens sont amenés à réaliser des interventions lors de la validation des prescriptions de chimiothérapie : mise à jour du poids et de la créatininémie, adaptation des prémédications, des durées d’administration, substitution de voie d’administration (intraveineuse vers sous-cutanée). Cela pourrait être aisément protocolisé selon un arbre décisionnel, avec confirmation ou non du prescripteur selon les cas.
Concernant la rétrocession, il serait possible d’adapter les prescriptions après accord médical et harmoniser les informations entre les prescriptions manuelles et celles du logiciel, afin d’avoir une exhaustivité des informations. Des renouvellements pourraient être réalisés en cas de fin de validité d’une ordonnance avant la prochaine consultation médicale.
Toutefois, un certain nombre de prérequis sont demandés, comme l’information des patients. Cela pourrait être intégré dans le livret d’accueil du CHU ou via un affichage dans l’unité de rétrocession. Une traçabilité des interventions est demandée, ce qui peut être très fastidieux, notamment en l’absence d’intégration automatique de ce suivi dans notre logiciel. Ces indicateurs et les effets indésirables liés à cette activité sont à présenter régulièrement aux prescripteurs, avec recueil de leur satisfaction. De plus, les internes ne sont pas inclus dans ce décret.
Discussion/Conclusion |
La mise en place de ces protocoles risque d’être chronophage, même si cela permettrait une sécurisation des interventions avec un suivi de nos indicateurs d’activité, valorisant notre travail. Toutefois, cette nouvelle opportunité pour les pharmaciens en oncologie ne doit pas se faire au dépend de l’efficience pharmaceutique et devrait être un outil pour soulager les prescripteurs.
Nous pensons dans un premier temps que ces protocoles pourraient être mise en place rapidement aux rétrocessions afin d’éviter les ruptures en traitement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Gestion de la pharmacothérapie, Oncologie médicale, Pharmacie
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e196 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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