Mise en place des entretiens pharmaceutiques en hôpital de jour pour des patients avec migraine chronique - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
Les anti-CGRP ont révolutionné la prise en charge de la migraine chronique, mais ces molécules actuellement ne sont pas remboursées en France. Notre établissement propose ce type de traitement aux patients souffrant de la migraine chronique en hôpital de jour pluridisciplinaire avec l’intervention d’un pharmacien clinicien. L’organisation selon le modèle de parcours avec le GHS à taux plein permet ainsi bénéficier des patients des différentes molécules d’anti-CGRP.
Objectifs |
Mise en place des entretiens pharmaceutiques avec bilan médicamenteux, analyse pharmaceutique, conseil au patient sur son traitement habituel et communication sur le nouveau traitement par anti-CGRP, ainsi que la partage d’information avec des autres intervenants de l’hôpital de jour.
Méthode |
L’organisation de l’hôpital de jour a été définie lors deux réunions pluridisciplinaires entre les intervenants : neurologues, cardiologue, psychologue, infirmière, pharmacien clinicien. En premier temps, pour sa facilité d’administration, l’érénumab a été choisi parmi les molécules commercialisées en France. L’intervention du pharmacien est programmée systématiquement lors de bilan préthérapeutique, avant la première administration. Dans la semaine qui suit l’injection le pharmacien contacte par téléphone le patient pour le suivi des éventuels effets secondaires. Les différents outils ont été élaborés : fiche d’entretien, plaquette d’information, courriers types.
Résultats |
Depuis de lancement de l’hôpital de jour migraine en janvier 2023, au total 6 patient ont bénéficié des traitements anti-CGRP. Les entretiens pharmaceutiques et appel téléphoniques de suivi ont permis de révéler des effets secondaires liées au traitement anti-CGRP ou des traitements habituels des patients. Ainsi, suite aux 2 cas de constipations persistants après 2 injections d’érénumab, nous avons proposé de changer pour la molécule eptinezumab qui a été mieux toléré chez tous les patients. Suite aux entretiens, 2 déclarations de pharmacovigilance ont été réalisées, dont un concernait l’eptinezumab, l’autre un traitement antérieur du patient. Chez deux patients, un ajustement du traitement habituel et chez trois patients, une surveillance du bilan biologique a été proposée.
Discussion/Conclusion |
Malgré un faible nombre de patients sous anti-CGRP, une collaboration avec des autres intervenants était efficace. Une attention particulière est nécessaire pour les patients avec des comorbidités gastro-intestinaux. Une amélioration des outils utilisés lors de l’entretien pourrait favoriser une meilleure compréhension par le patient de l’utilisation des anti-CGRP et sa place dans la stratégie thérapeutique. Une évaluation de satisfaction des patients et professionnels devrait également contribuer à une meilleure organisation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Anti-CGRP, Migraine, Pharmacie clinique
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e203-e204 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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