Recueil des interventions pharmaceutiques réalisées lors de la dispensation des médicaments expérimentaux : qu’en est-il 3 ans plus tard ? - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
Depuis novembre 2019, un recueil des interventions pharmaceutiques (IP) est réalisé lors de la dispensation des médicaments expérimentaux (ME) afin de renforcer la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse (PECM). Un premier bilan réalisé entre novembre 2019 et décembre 2020 (période 1) avait objectivé un taux d’IP de 4,5 %. Deux problématiques majeures avaient été mises en évidence concernant la « prescription » et le « patient ». Ces résultats ont été présentés aux équipes investigatrices en avril 2021 et des mesures correctives ont été mises en place.
Objectifs |
Analyser l’évolution des IP et l’impact des mesures correctives mises en place.
Méthode |
Les IP sont enregistrées en temps réels par l’équipe pharmaceutique (EP), composée de 2 pharmaciens et d’un interne, en suivant la grille élaborée par Yailian et al. Pour chaque IP sont recueillis : date de l’IP, service investigateur, essai clinique (EC), type de problème (parmi prescription, investigateur, patient, ME, posologie, administration, traçabilité, IWRS), solution proposée et cotation du risque (sans gravité, peu grave, grave, très grave). Les IP enregistrées entre août 2022 et août 2023 (période 2) ont été extraites et analysées.
Résultats |
Sur la période 2, 34 IP ont été réalisées pour un total de 1431 prescriptions nominatives dispensées, soit un taux d’IP de 2,4 %, objectivant une diminution significative par rapport à la période 1 (p=0,004). Les 2 types de problèmes les plus représentés restent identiques entre les deux périodes : la « prescription » avec 29,4 % des IP dues à une « identification de la visite absente ou erronée » et le « patient » avec 23,5 % des IP dues à une « identification du patient absente ou erronée ». Le reste des IP concerne des problématiques liées à « l’investigateur » (20,6 %), à « l’IWRS » (14,7 %) ou à d’autres items (5,9 %). Le service le plus concerné par les IP reste identique entre les deux périodes. Deux IP ont été catégorisées comme grave, 16 peu grave et 16 sans gravité. Enfin, les pharmaciens restent les déclarants majoritaires (85,3 %).
Discussion/Conclusion |
La baisse significative du taux d’IP reflète très probablement l’impact des mesures correctives mises en place : sensibilisation des équipes investigatrices aux problématiques relevées lors d’une réunion dédiée et mise en place d’un support de prescription standardisé. Mais cette baisse du taux d’IP pourrait également s’expliquer par une sous-déclaration des IP par l’EP, faute de temps. Le suivi des IP reste néanmoins un outil intéressant pour valoriser la place du pharmacien clinicien dans la PECM des patients inclus dans un EC et s’inscrit parfaitement dans la démarche d’amélioration continue de notre unité certifiée ISO 9001. Face au turn-over important du personnel, un nouveau retour aux équipes investigatrices sera programmé.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Essai clinique, Gestion de la sécurité, Pharmacie
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e203 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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