état des lieux de la prescription d’anticoagulants dans un contexte néoplasique dans une unité d’oncologie thoracique - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
Depuis juin 2022, l’activité de pharmacie clinique est déployée dans l’unité d’oncologie thoracique (UOT). Les anticoagulants étant des médicaments à fort risque iatrogénique, il nous a semblé important d’évaluer leurs prescriptions afin de sécuriser la prise en charge des patients.
Objectifs |
Évaluer la bonne prescription des anticoagulants en UOT dans un contexte de néoplasie.
Méthode |
Une étude rétrospective observationnelle a été menée sur les prescriptions informatisées du logiciel métier Crossway® de juillet à août 2023. La cohorte de patients a été sélectionnée selon les critères suivants : patients hospitalisés sur la période ; prescription d’anti thrombotiques de la classe ATC B01A. Les patients qui se sont vus prescrire uniquement des antiagrégants plaquettaires n’ont pas été inclus.
Résultats |
Sur la période, 55 patients (Sex ratio H/F=2,44 ; âge médian=66 ans ; âge moyen=66,1 ans) IC95 %[63,7 ; 68,4] ; IMC moyen=22,8kg/m2 IC95 %[21,6 ; 24,0] ; clairance moyenne=86 ;3mL/min/1 ;73m2 IC95 %[79,9 ; 92,6] ; durée moyenne du séjour=9 ;4 jours IC95 %[7,4 ; 11,4]) ont eu une prescription d’anticoagulant. Les héparines et les AOD représentent respectivement 87,0 % (n=47) et 11,1 % (n=6) des prescriptions d’anticoagulants. L’indication préventive de ces anticoagulants représente 98 % (n=54) des prescriptions. Parmi ces prescriptions, 88,9 % (n=48) ont été validées. Le délai moyen d’instauration du traitement anticoagulant a été de 1,1jours IC95 %[0,5 ; 1,7] après l’entrée du patient dans le service avec 63,5 % (n=33) des anticoagulants qui ont été repris d’emblée. Les patients hospitalisés pour un motif oncologique représentent 83,6 % (n=46), parmi eux 84,8 % (n=28) étaient en stade 4 et 63,6 % (n=35) bénéficiaient d’un traitement antinéoplasique. Une seule prescription d’anticoagulant a fait l’objet d’une intervention pharmaceutique (IP). De plus, 85,5 % (n=47) des prescriptions d’anticoagulants ont été réévaluées à l’entrée. Les indications des prescriptions étaient conformes aux recommandations dans 94,5 % (n=52) des cas.
Discussion/Conclusion |
Les patients qui ne se sont pas vu prescrire d’anticoagulant alors qu’ils auraient dû en bénéficier ne sont pas inclus. Certaines données sont dépendantes de la déclaration des internes et externes en médecine et peuvent biaiser les résultats. Il pourrait être intéressant de mener ce même type d’étude de manière prospective dans les mêmes conditions pour avoir des résultats plus fiables mais également pour évaluer qualitativement les traitements habituels et les antécédents médicaux renseignés. Les poursuites d’anticoagulants à la même posologie ont été considérées comme des prescriptions non réévaluées. Les conciliations médicamenteuses se développent actuellement dans le service et seront amenées à accroître la sécurité de la prise en charge des patients.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Anticoagulant, Oncologie médicale, Utilisation
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e227 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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