Quel niveau de connaissances des pharmaciens officinaux sur la prise en charge des patients en post-allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) ? - 12/06/24
Résumé |
Contexte |
La prise en charge médicamenteuse des patients ayant reçu une allogreffe de CSH est complexe. Pour permettre une bonne observance à l’ensemble du régime médicamenteux et limiter les risques d’erreurs médicamenteuses, une bonne connaissance de cette prise en charge par les pharmaciens d’officine est importante.
Objectifs |
L’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances des pharmaciens d’officine sur la prise en charge des patients en post-allogreffe de CSH et leurs besoins en termes de formation.
Méthode |
L’équipe de pharmacie clinique du service d’oncohématologie, en lien avec les médecins du suivi post-greffe, a élaboré un questionnaire de 18 items autour des thématiques suivantes : traitements immunosuppresseurs (n = 5), vaccination (n = 4), conseils à l’officine (n = 3) et signes d’alerte/complications (n = 6). Les officines du département ont toutes été invitées à répondre au questionnaire. Chaque réponse devait être associée à un degré de certitude (1=peu certain à 4=sûr et certain). Les données ont ensuite été colligées sur un tableau Excel.
Résultats |
Au total, 210 pharmacies ont été contactées et 82 (41,8) ont répondu au questionnaire. Parmi eux, 54,9 % ont estimé être peu confiants face à ces patients. Le taux de réponses correctes a été de 67 % : 68 % concernant les immunosuppresseurs, 55 % pour la vaccination, 79 % pour les conseils et 69 % pour les signes d’alerte. Les degrés de certitudes de 3 ou plus variaient de 16 % (pour les immunosuppresseurs) à 67 % (pour les conseils à l’officine). Le taux de bonnes réponses n’était pas significativement différent selon que le pharmacien suivait ou non un patient allogreffé. Enfin, 98 % ont souhaité un support de formation écrit et 60 % une formation sous forme de webinaires.
Discussion – conclusion |
Le taux de réponse correcte est plutôt satisfaisant (2/3 de bonnes réponses en moyenne), mais avec un faible degré de certitude dans les réponses, suggérant qu’il soit probable que ces connaissances ne soient pas mobilisées en pratique. Par ailleurs, le fait de suivre ou non un patient allogreffé ne semble pas avoir d’impact sur le niveau de connaissance. Ces résultats sont en cohérence avec le besoin d’une formation exprimé par les répondants autour de cette thématique. Il serait intéressant, à distance des formations mises en place, de réévaluer ces connaissances.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Connaissance, Hématologie, Questionnaire
Plan
Vol 59 - N° 2
P. e98 - juin 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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