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Décès en lien à avec des pharmacobézoards: à propos de deux cas - 09/07/24

Doi : 10.1016/j.toxac.2024.07.001 
Antoine Baudriller 1, Chadi Abbara 1, Marie Briet 1, 2, 3, Nathalie Jousset 4, Stéphane Malbranque 4, Donca Zabet 4, Léa-Héléna Rossi 4, Céline Durfort 4, Sévérine Ferec 1, Guillaume Drevin 1,
1 Service de Pharmacologie-Toxicologie et Pharmacovigilance, Centre Hospitalo-Universitaire, Angers, France 
2 Université d’Angers, Angers, France 
3 Laboratoire MitoVasc, UMR CNRS 6214 INSERM 1083, Angers, France 
4 Service de Médecine Légale et Pénitentiaire, Centre Hospitalo-Universitaire, Angers, France 

Corresponding author: Service de Pharmacologie-Toxicologie et Pharmacovigilance, Centre Hospitalo-Universitaire d’Angers, Angers, FranceService de Pharmacologie-Toxicologie et Pharmacovigilance, Centre Hospitalo-Universitaire d’AngersAngersFrance
Sous presse. Manuscrit accepté. Disponible en ligne depuis le Tuesday 09 July 2024
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Les pharmacobézoards sont des types particuliers de bézoards, formés d’un amas d’un ou plusieurs médicaments. Ils peuvent être observés à la suite d’une overdose et/ou d’une administration régulière de médicaments. Une telle entité clinique doit conduire à une prise en charge spécifique afin d’éviter la survenue de complications mécaniques et/ou toxicologiques, pouvant aboutir au décès. Dans ce contexte, les auteurs rapportent deux cas de décès en lien avec des pharmacobezoards, l’un impliquant un homme de 63 ans, l’autre impliquant une femme de 55 ans. Dans les deux cas, l’autopsie a objectivé la présence de concrétions médicamenteuses de consistance gélatineuse dans l’estomac. En outre, le suicide a été retenu comme mode de décès. Les analyses toxicologiques réalisées dans le sang périphérique fémoral retrouvaient des concentrations élevées de : duloxétine (4139 µg/L) dans le premier cas ; d’oxycodone (1306 µg/L), de noroxycodone (272 µg/L), de tramadol (11000 µg/L), d’O-desméthyltramadol (200 µg/l) et de doxépine (680 µg/L) dans le deuxième cas. Dans la littérature, les décès en lien avec des pharmacobézoards demeurent rares. Le premier cas a été publié en 1939 et concernait une femme de 59 ans. Plusieurs cas ont par la suite été rapportés. Ces cas impliquaient divers médicaments tel que l’hydroxyde d’aluminium, la cholestyramine, la clomipramine, le méprobamate, etc. Concernant la cause de décès, celui-ci peut être en lien avec des complications mécaniques et/ou à la toxicité médicamenteuse. Ici, et ce pour les 2 cas, la cause du décès n’a été attribuée qu’à la toxicité médicamenteuse.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Pharmacobezoars or medication bezoars are specific types of bezoars formed by the conglomeration of medications and/or medication vehicles. They may be observed either following an acute overdose or during routine administration of medications. Such clinical entities must be specifically managed to avoid the occurrence of mechanical but also toxicological complications. Here, the authors report two pharmacobezoar related-fatalities involving a 63-year-old male and a 55-year-old female. In both cases, the presence of medicinal concretions of gelatinous consistency in the stomach was revealed. Furthermore, suicide was considered as the mode of death. Toxicological analysis performed in femoral blood highlighted high concentrations of: duloxetine (4139 µg/L) in the first case; oxycodone (1306 µg/L), noroxycodone (272 µg/L), tramadol (11000 µg/L), O-demesthyltramadol (200 µg/L) and doxepine (680 µg/L) in the second case. Overall, pharmacobezoar-related fatalities remain rare. The first documented case has been published in 1939 and involved a 59-year-old female. Several cases have been subsequently reported, involving various medications such as aluminium hydroxide, cholestyramine, clomipramine, meprobamate, etc. Regarding the cause of death, this may generally be linked to mechanical complications and/or drug toxicity. Here, and for both cases, the cause of death was only attributed to drug toxicity.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : pharmacobézoards, bézoards, intoxication, overdose

Keywords : pharmacobezoars, bezoars, poisoning, overdose



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