Résultats à long terme et facteurs associés à la durée de vie de prothèses péniennes gonflables à trois compartiments - 20/11/24
, A. Morrone, F. Barthe, C. Girard, L. Mendel, L. Vignot, R. Haider, D. Chevallier, Y. Ahallal, M. Durand, I. BentellisRésumé |
Introduction |
L’implantation de prothèses péniennes (IPP) est le traitement de référence de la dysfonction érectile (DE) résistante aux traitements de seconde ligne. Peu de données à long terme sont disponibles concernant les facteurs associés à la survie des prothèses. Notre objectif était d’analyser la survie à long terme des prothèses péniennes et rechercher les facteurs prédictifs impactant leur survie sans réintervention.
Méthodes |
Il s’agit une étude rétrospective, monocentrique, des patients ayant eu une IPP, entre janvier 2014 et décembre 2022. Les données préopératoires liées au patient et à l’étiologie de la DE ainsi que les données peropératoires ont été recueillies. Le critère de jugement principal était la survie sans réintervention. Cette dernière était définie par la révision ou explantation de la prothèse pour dysfonction mécanique ou infection. Nous avons réalisé des analyses de survie sans réintervention ainsi qu’une recherche de facteurs prédictifs par modèle de Cox multivariée.
Résultats |
Au total, 33 patients parmi 137 ont eu une réintervention (24,1 %) dont 24 (17,5 %) révisions de prothèse et 9 (6,6 %) explantations. Les caractéristiques de la population étudiée sont résumées dans la Fig. 1. Le suivi médian était de 39 mois [9,00, 62,00] (Fig. 2). La médiane de survie sans réintervention était de 7ans (Fig. 3A). En analyse univariée, le downsizing (p=0,048) était associé à la réintervention (Fig. 3B). La médiane de survie sans réintervention avec downsizing est plus courte (42 versus 84 mois p=0,028). Le tabagisme (p=0,003) et l’âge (p=0,034) étaient associés à une explantation de la prothèse. Le numéro d’épisode d’implantation (p=0,009) était associé à la révision de prothèse. L’analyse multivariée par modèle de Cox n’a retenu aucun facteur prédictif indépendant de réintervention (Fig. 3C).
Conclusion |
Le tabac était le seul facteur de risque d’infection après IPP. Les primo implantations sont associées à une meilleure survie sans révision. Ces résultats sont en accord avec la littérature. L’adaptation de la taille des cylindres de type downsizing est probablement un proxy de la complexité du geste et de ce fait lié à une réintervention plus précoce.
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Vol 34 - N° 7S
P. S120-S121 - novembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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