Technique chirurgicale pour l’ostéosynthèse de fracture distal du radius avec déplacement dorsal sans assistance intraopératoire (single-handed) : une option viable pour les jeunes chirurgiens - 13/12/24
, Marie-Cécile Sapa, Louis Barthel, François Marin Braun, Alexis Pereira, David Montoya-FaivreRésumé |
La fracture du radius distal avec déplacement dorsal est l’une des lésions orthopédiques les plus courantes, nécessitant des techniques chirurgicales qui garantissent une récupération fonctionnelle optimale tout en minimisant les complications. La méthode traditionnelle d’ostéosynthèse avec plaque palmaire, bien que considérée comme le gold standard, nécessite souvent une équipe multidisciplinaire. Face à la pénurie de personnel et à la nécessité d’optimiser les ressources, ce travail présente une technique réalisable par un seul chirurgien, adaptée particulièrement aux jeunes praticiens. L’objectif de cette étude est de démontrer que la technique d’ostéosynthèse du radius distal sans assistance intraopératoire est simple, efficace et sûre, réduisant la nécessité de soutien externe sans compromettre les résultats cliniques.
Les matériaux utilisés pendant la chirurgie incluent une plaque d’ostéosynthèse spécifique, des broches de fixation temporaire, un écarteur auto-statique et une rugine. La procédure est réalisée sans assistance intraopératoire, optimisant ainsi l’utilisation des ressources humaines. Dans la présentation vidéo, l’intervention sera montrée et décrite pas à pas, avec un accent particulier sur la mise en place des écarteurs et le positionnement des mains du chirurgien pour obtenir une bonne vue de la fracture et sa réduction ultérieure. L’intervention commence par : 1- incision selon l’approche de Henry de radius distal. La dissection est réalisée jusqu’au plan profond, avec désinsertion du muscle pronateur carré. 2- Stabilisation temporaire avec des broches de consoles comme dans la technique de Kapandji. La plaque d’ostéosynthèse est ensuite insérée de l’extrémité distale vers le proximal. 3- Fixation proximal de la plaque par l’orifice ovale, suivie d’un contrôle radioscopique. 4- Positionnement distal de la plaque : une broche ou vis verrouillés distale (bord cubital de préférence), en appliquant la plaque sur le pavé distal. 5- Fixation distale définitive avec quatre vis verrouillées monocorticales. En cas de réduction incomplète, correction en déplaçant les broches selon Kapandji. 6- Fixation définitive proximale avec deux vis verrouillées et le vis cortical précédent (reduction sur plaque), contrôle radioscopique final, et les broches temporaires sont retirées.
Cette technique, réalisable par un seul chirurgien, optimise l’utilisation des ressources humaines tout en maintenant les standards de sécurité et d’efficacité. Elle est particulièrement bénéfique dans les hôpitaux avec des ressources limitées. Les résultats préliminaires suggèrent que cette technique peut être mise en œuvre avec succès par de jeunes chirurgiens. La précision dans la mise en place de la plaque et la stabilisation temporaire sont essentielles pour garantir une récupération efficace.
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Vol 43 - N° 6
Article 101961- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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