Arthrolyse du coude pour raideur post-traumatique : à propos de 35 cas - 13/12/24
, Abdelouahed Soleh, El Hassan Rais, Yassine Fath Elkhir, El Mehdi Boumediane, Mohamed Amine Benhima, Imad AbkariRésumé |
La raideur du coude est une complication fréquente et sévère post-traumatique ou post-chirurgicale, entraînant des limitations fonctionnelles significatives et affectant la qualité de vie. L’arthrolyse est une intervention chirurgicale destinée à restaurer la mobilité fonctionnelle du coude tout en respectant les surfaces articulaires.
Étude rétrospective, descriptive et analytique portant sur 35 cas d’arthrolyse du coude pour raideur post-traumatique entre 2016 et 2022. Les paramètres épidémiologiques, étiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutifs ont été analysés.
Âge moyen des patients : 21 ans, prédominance masculine. Principales étiologies : fractures articulaires (75 %), luxations (20 %), fractures-luxations (5 %). La moitié avaient eu une ostéosynthèse initiale, 40 % des cas étaient des traumatismes négligés.
Examen clinique : raideur intermédiaire (limitation de la flexion et de l’extension) chez 24 patients, raideur en flexion chez 6 cas, en extension chez 5 cas, limitation de la pronosupination chez 7 cas. Classification SOFCOT : très sévère (0°–30°) chez 22 patients, sévère (31°–60°) chez 6 cas, modérée (61°–90°) chez 5 cas, minimale (>90°) chez 2 cas. Atteinte du nerf cubital chez 3 patients.
Évaluation radiologique standard : altération de l’interligne chez 3 patients, butoirs osseux chez 28 cas (antérieurs : 6, postérieurs : 14, antéro-postérieurs : 8). Calcifications péri-/intra-articulaires chez 5 cas. Tomodensitométrie (24 patients) : altération de l’interligne dans 6 cas.
Délai moyen de prise en charge post-traumatisme : 17 mois, 60 % opérés dans l’année. Arthrolyse chirurgicale : capsulectomie totale antérieure et postérieure dans 77 %, résection des obstacles osseux, désinsertion musculaire. Section du ligament latéral externe chez 3 cas, interne chez un patient. Neurolyse simple du nerf ulnaire chez 74 %, avec transposition chez 26 %.
Rééducation : débutée dans les 48heures pour 80 % sous analgésiques. Quinze patients ont eu une anesthésie locale prolongée par cathéter pendant 3jours. Attelles posturales changées toutes les 8heures.
Trente patients revus à 24 mois, 5 perdus de vue. Amplitude fonctionnelle (30°–130°) obtenue initialement chez 60 %, maintenue chez 33 %. Amélioration de la pronosupination chez tous présentant une raideur complexe.
Le gain fonctionnel définitif dépend du degré et de la gravité de la raideur préopératoire, de l’état de l’interligne articulaire, de la mobilité passive obtenue peropératoire, de la qualité de la rééducation postopératoire et de la motivation du patient.
La raideur du coude, une complication sévère, limite considérablement les activités quotidiennes des patients. L’arthrolyse représente une intervention cruciale visant à restaurer la mobilité optimale tout en préservant la stabilité et la force de l’articulation.
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Vol 43 - N° 6
Article 101946- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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