Orthèses d’inclusion motrice pour compléter le traitement des séquelles des traumatismes de la main et du poignet - 13/12/24
Résumé |
Les thérapeutes de la main ont pour objectif commun d’aider à la restauration d’une main fonctionnelle. Cependant, leurs actions se limitent à quelques heures par semaine. Elles sont le plus souvent complétées par des exercices d’auto-rééducation ciblés et le port d’orthèses de mobilisation. Or malgré les efforts et l’arsenal thérapeutique déployé, il arrive parfois que la progression de la mobilité ralentisse voire stagne avec un TAM déficitaire.
En dehors du temps de rééducation, la personne retrouve une utilisation spontanée de sa main. Inconsciemment, elle met en place des stratégies de compensation de ses déficits pour réaliser les activités du quotidien. Ces mécanismes se font souvent au détriment de l’harmonie architecturale de la main et peuvent accentuer les raideurs, déséquilibres et déformations.
Pour répondre à cette problématique, depuis 2021 nous avons mis en place des appareillages que nous avons nommés « orthèses d’inclusion motrice ». Ils ont été proposés en complément du traitement en cours (kinésithérapie et appareillages de mobilisation). Ces orthèses ont pour objectif de restaurer un équilibre articulaire, osseux, proprioceptif et cortical et ainsi d’améliorer la mobilité active.
Les critères d’inclusion, d’indication et de contre-indication de ce traitement ont été précisés.
Dans cette étude rétrospective statistique de 32 cas retenus entre 2021 et 2024, nous avons mesuré le TAM au goniomètre de Cochin avant mise en place de l’attelle et à la fin du traitement.
La totalité des cas présente une augmentation du TAM avec un minimum rapporté de +10° et un gain maximal de +158°. Le TAM augmente de 47,8° par doigt en moyenne en fin de traitement. Le gain de mobilité moyen est de 6,2° par doigt par semaine. Il est noté une évolution plus significative sur les 3 premières semaines de traitement (+31,5° au TAM et gain moyen de +9°/semaine). Le délai moyen de mise en place de l’attelle est de 44 semaines post traumatique. Cinquante-neuf pour cent des cas ont porté l’attelle sur une durée inférieure ou égale à 6 semaines.
Il est rapporté une bonne observance thérapeutique avec un seul abandon de traitement. Ce traitement pourrait être proposé à titre préventif plus précocement dans le parcours de soin du patient.
Les orthèses d’inclusion motrice permettent d’augmenter significativement la mobilité active des doigts et complètent efficacement la rééducation des séquelles de traumatismes de la main et du poignet même à distance de la lésion initiale.
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Vol 43 - N° 6
Article 101899- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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