Apport de l’échographie peropératoire pour l’évaluation du débord dorsal des vis épiphysaires dans l’ostéosynthèse de l’extrémité inférieure du radius : étude anatomique comparative versus radiographie - 13/12/24
Résumé |
Les fractures de l’extrémité inférieure du radius (FEIR) représentent le motif de consultation le plus fréquent en traumatologie. Nous avons voulu étudier l’apport de l’échographie en cours d’intervention pour mettre en évidence une ou plusieurs vis épiphysaires débordantes grâce à une étude anatomique.
Cette étude anatomique a porté sur 4 poignets, provenant de 2 cadavres adultes non formolés. Une plaque d’ostéosynthèse anatomique était positionnée par un premier opérateur puis stabilisées par deux vis en proximal. En distalité, un forage bicorticale était réalisé dans chaque trou des rangées proximale et distale de la plaque. Le nombre de vis introduites était ensuite laissé à la discrétion de l’opérateur avec un minimum de 3 vis par procédures. Cette dernière procédure a été réalisée à 14 reprises pour chaque spécimen (7 par poignets) soit un total de 28 répétitions.
L’évaluation du débord dorsal des vis épiphysaires était jugée par un second opérateur, en aveugle, en utilisant trois techniques d’imagerie : radiographies en incidence « Skyline view » (SLV) et de profil et oblique ainsi qu’en échographie.
Les valeurs prédictives négatives et positives ainsi que la spécificité et la sensibilité étaient respectivement de 94 %, 92,5 %, 96,3 % et 88,1 % pour l’analyse échographique ; 92,8 %, 92,5 %, 96,3 % et 86 % pour l’analyse radiographique en incidence SLV ; 78,6 %, 97,5 %, 98,5 % et 58,2 % pour l’analyse radiographique de profil et oblique.
L’échographie est un outil diagnostique validé pour l’étude des tendons après ostéosynthèse par plaque antérieure des FEIR. L’intérêt de l’échographie peropératoire par rapport l’échographie postopératoire est de pouvoir changer une vis proéminente en cours d’intervention, afin de prévenir un possible conflit ultérieur.
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt de l’échographie en cours d’intervention par un chirurgien orthopédiste qui ne peut avoir l’expérience d’un radiologue ni la performance d’un échographe d’un centre de radiologie.
Cette étude n’a pas permis de montrer de supériorité de l’analyse échographique comparativement à une analyse radiographique en incidence SLV pour la détection de vis proéminentes.
L’échographie est un examen non irradiant mais nécessite une courbe d’apprentissage et un matériel technique adapté pour obtenir des images de qualité suffisante pour la recherche de vis débordantes.
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Vol 43 - N° 6
Article 101798- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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