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SFP-42 – Urgences – Adolescents en grande difficulté aux urgences pédiatriques - 26/06/08

Doi : 10.1016/S0929-693X(08)72109-2 
H. Zebiche 1, B. Blanc 1, S. Legras 2, M. Rodière 3
1 Hôpital Lapeyronnie, Montpellier, France 
2 MPEA Hôpital Saint Eloi, Montpellier, France 
3 Hôpital Arnaud de Villeneuve, Montpellier, France 

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Résumé

Le nombre de consultations itératives des adolescents pour des troubles graves du comportement aux urgences pédiatriques augmente, avec pour conséquence des difficultés de prise en charge. Ces situations consommatrices de temps mobilisent le personnel paramédical et médical et créent un manque de structures d’accueil adaptées à ces situations.

Le but de notre étude est de rechercher les dénominateurs communs à ces adolescents pour mieux comprendre le pourquoi de ces situations particulières afin d’intervenir

Méthodologie

étude rétrospective des dossiers des patients vus aux

urgences pédiatriques de Montpellier du 17/07/2006 au 30/12/06

Résultats

81 patients, 54 filles (66 %), 27 garçons (33 %) représentant 0.6 % des passages à l’unité d’accueil des urgences pédiatriques (81/12663), de cette cohorte se distinguent 8 adolescents qui ont consulté aux urgences de 4 à 19 fois au cours de cette période de 5 mois pour des motifs allant de la fugue ou agressivité au foyer, à l’intoxication alcoolique, médicamenteuse ou sous effet de drogues (cannabis), Ces 8 adolescents en grande difficulté ont consommé 63 consultations d’une durée de 2 à 4 heures et ont généré 37 hospitalisations de courte durée aux urgences de 24 à 48 heures. La majorité 87,5 %, sont des filles âgées de 13 à 14 ans, 71,4 % des patients sont déscolarisés, 87,5 % sont en structures d’accueil pour difficultés socio familiales. Toutes les filles ont une activité sexuelle précoce : entre 11 et 13 ans. Ces adolescents fument du tabac dans 100 % des cas et 67 % occasionnellement du cannabis.

Conclusion

le dénominateur commun de ces conduites à haut risque de délinquance est un désengagement précoce éducatif et affectif familial ayant abouti à un placement en famille d’accueil ou foyer. Une prise en charge précoce par les différents acteurs sociaux éviterait le recours tardif à la prise en charge pédopsychiatrique actuelle qui montre ici ses limites.

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Vol 15 - N° 5

P. 936 - juin 2008 Retour au numéro
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