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Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines polyvalentes humaines : analyse de la base nationale de pharmacovigilance française - 31/10/25

Infusion-related reactions with human polyclonal immunoglobulins: Analysis from the French National Pharmacovigilance Database

Doi : 10.1016/j.therap.2025.01.002 
Aurélie Bobet a, Justine Bravo a, Eyrian Aubin-Beale b, Blandine Bertin c, François Montastruc a, Romain Barus a,
a Département de pharmacologie médicale et clinique, centre de pharmacovigilance et de pharmacoépidémiologie, faculté de médecine, hôpital universitaire de Toulouse, 31000 Toulouse, France 
b Centre de pharmacovigilance, hôpital universitaire de Nancy, 54000 Nancy, France 
c Centre de pharmacovigilance, hôpital universitaire de Lyon, 69000 Lyon, France 

Auteur correspondant. Centre régional de pharmacovigilance, 37, allées Jules-Guesde, 31000 Toulouse, France.Centre régional de pharmacovigilance37, allées Jules-GuesdeToulouse31000France

Résumé

Objectifs

Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines sont bien connues. L’objectif était de les caractériser à partir des données recueillies en vie réelle afin de fournir des informations utiles en pratique clinique.

Méthodes

Cette étude descriptive a analysé les cas de réaction aux perfusions issues de la base nationale de pharmacovigilance française concernant les immunoglobulines administrées par voie intraveineuse ou sous-cutanée jusqu’au 27 décembre 2023.

Résultats

Sur la période étudiée, 239 cas de réaction à la perfusion ont été rapportés, principalement avec des immunoglobulines intraveineuses (97,4 %). Dans un peu plus de la moitié des cas (51 %), les réactions à la perfusion se manifestaient par un syndrome pseudo-grippal. Elles se produisaient généralement lors de la première cure pour les immunoglobulines intraveineuses et de la quatrième pour les immunoglobulines sous-cutanées. Suite à la survenue d’une réaction à la perfusion, la perfusion était en majorité arrêtée (87,7 %) ou le débit était diminué (9,1 %). Pour 64 cas, la résolution de la réaction à la perfusion permettait de reprendre la cure avec une diminution du débit de perfusion (65 %), une prémédication (28 %) ou l’association des deux (7 %). La reprise de la cure n’engendrait pas de récurrence de la réaction à la perfusion dans 60 % des cas. Pour les cures suivantes, l’administration de la même spécialité (n=100) entraînait une récurrence dans 40 % des cas et pour un changement de spécialité (n=16) dans 75 % des cas.

Conclusion

Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines se manifestent le plus souvent par des syndromes pseudo-grippaux ou des troubles cardiovasculaires, résolutifs à la diminution de débit ou à l’arrêt. La reprise de la perfusion après résolution est possible avec un débit réduit ou une prémédication. Les résultats suggèrent qu’un changement de spécialité (de même voie d’administration) ne présente pas de bénéfice en pratique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objectives

Infusion-related reactions to immunoglobulins are well documented. The objective of this study was to characterize these reactions using real-world data to provide clinically relevant information.

Methods

This descriptive study analyzed cases of infusion-related reactions reported in the French National Pharmacovigilance Database for immunoglobulins administered via intravenous or subcutaneous routes up to December 27, 2023.

Results

During the study period, 239 cases of infusion-related reactions were reported, primarily associated with intravenous immunoglobulins (97.4%). In over half of the cases (51%), the reactions presented as flu-like syndromes. These reactions typically occurred during the first cycle for IV immunoglobulins and the fourth cycle for SC immunoglobulins. Following the onset of an infusion-related reaction, the infusion was most commonly discontinued (87.7%) or the infusion rate reduced (9.1%). In 64 cases, resolution of the reaction allowed the continuation of treatment with reduced infusion rates (65%), premedication (28%), or both (7%). Resumption of the infusion did not lead to recurrence in 60% of cases. For subsequent cycles, administration of the same formulation (n=100) resulted in recurrence in 40% of cases, while switching to a different formulation (n=16) was associated with recurrence in 75% of cases.

Conclusion

Infusion-related reactions to immunoglobulins most frequently present as flu-like syndromes or cardiovascular disturbances, which are typically resolved by reducing the infusion rate or discontinuing the infusion. Resumption of the infusion is feasible following resolution, using a reduced rate or premedication. The findings suggest that switching to a different formulation of the same administration route does not confer a practical advantage.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Immunoglobulines intraveineuses, Anticorps, Effets indésirables, Pratique clinique, Pharmacovigilance

Keywords : Intravenous immunoglobulins, Antibody, Adverse reactions, Clinical practice, Pharmacovigilance


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