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Neuromyopathies acquises en réanimation, délirium et sédation en réanimation - 30/07/08

Doi : 10.1016/j.annfar.2008.05.010 
T. Sharshar
Service de réanimation, hôpital Raymond-Poincaré, 104, boulevard Raymond-Poincaré, 92380 Garches, France 

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Résumé

Les deux complications neurologiques de la réanimation les plus fréquentes et sévères sont les neuromyopathies acquises en réanimation (NMAR) et le syndrome confusodélirant (ou délirium). La physiopathologie de ces affections est insuffisamment comprise. L’objectif de cette revue est d’inventorier les éléments en faveur ou non d’un rôle pathogénique des agents sédatifs. L’implication des agents sédatifs dans la survenue d’une NMAR n’est pas démontrée. Seule l’hypothèse que l’immobilisation induite par la sédation puisse être un facteur favorisant de NMAR est un argument pour l’interrompre le plus rapidement possible. Le propofol administré de manière prolongée (>48h) à des doses supérieures à 5mg/kg par heure chez des patients ayant un syndrome de réponse inflammatoire systémique est déconseillé en raison du risque de toxicité (syndrome de perfusion de propofol), notamment de rhabdomyolyse. Le rapport entre délirium et sédation est ambigu car les patients peuvent dans les études avoir été à tort déclarés délirants alors qu’ils étaient encore sédatés et car la majorité des études n’ont pas comporté d’analyse multivariée. Le rôle éventuellement prodélirant des sédatifs est le mieux étayé pour le lorazépam mais dans une seule étude qui montre que son administration en continue est prédictive de la survenue d’un délirium 24heures plus tard, avec une augmentation de 20 % de ce risque pour chaque dose unitaire (exprimée en logemg). L’impact de la profondeur, de l’interruption quotidienne ou de la titration de la sédation sur la prévalence du délirium n’a pas été spécifiquement étudié mais il semble qu’une sédation profonde soit à éviter.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

ICU-acquired neuromyopathy (NMAR) and delirium are the two most frequent and severe neurological complications of intensive care medicine. Their mechanisms still remain to be elucidated. The objective of this review is to address the potential role of sedation in occurrence of these complications. There is no evidence that sedation is involved in NMARs. However, the hypothesis that muscle inactivity induced by sedation fosters NMAR is an argument to discontinue or reduce sedatives infusion whenever possible. It is also recommended not to administer propofol more than 48h at an infusion rate above 5mg/kg per hour in patients with systemic inflammatory response syndrome, because of the risk of propofol infusion syndrome, which includes notably rhabdomyolysis. The relationship between delirium and sedation are controversial because in most studies, patients were considered delirious though being still sedated and multivariate analysis was lacking. One study showed that lorazepam given continuously was an independent risk factor for daily transition to delirium 24h later with a 20% increase risk of every unit dose (expressed as logemg). The impact of deepness, daily interruption or titration of sedation on the prevalence of delirium has never been assessed but it seems that deep sedation has to be avoided.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Sédation, Paralysie acquise en réanimation, Syndrome confusodélirant

Keywords : Sedation, ICU-acquired paresis, Delirium


Plan


 Conférence de consensus Sfar-SRLF. Sédation et analgésie en réanimation (nouveau-né exclu). Paris, 15 novembre 2007.


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Vol 27 - N° 7-8

P. 617-622 - juillet-août 2008 Retour au numéro

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