Suivi longitudinal des paramètres cardiovasculaires des enfants narcoleptiques sous traitement - 06/03/26
, Pauline Boute 1, 3, Anne Guignard Perret 1, Aude Raoux 1, Antoine Jaffiol 1, 2, Marion Comajuan 1, 2, Patricia Franco 1, 2Résumé |
Objectif |
Faire un état des lieux de la santé cardiovasculaire des enfants (NT1) suivis dans un CRMR narcolepsie et hypersomnies rares et déterminer l’évolution de ces paramètres cardiovasculaires (CV) jusqu’à l’âge adulte
Méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective sur dossier. Les données de 159 enfants et adolescents ayant réalisé leur bilan diagnostic et/ou leur suivi au CRMR ont été collectées. Le bilan diagnostic comprenait une polysomnographie, des tests de latence d’endormissement, une ponction lombaire ainsi qu’un bilan sanguin. Les valeurs de tension artérielle ont été recueillies manuellement lors de cette hospitalisation et chaque année lors d’une consultation de suivi. Les fréquences cardiaques moyennes au sommeil ont été calculées sur les signaux de la polysomnographie (PSG) diagnostique et lors de PSG de suivi ultérieures (suivi sous traitement).
Résultats |
Au diagnostic, les patients avaient 12 ± 3,2 ans, 57,9 % étaient des garçons et 66 % étaient en surpoids ou obèses. Tous les enfants présentaient des cataplexies, le HLA facteur de susceptibilité à la narcolepsie (DQB1*06 :02), une latence moyenne de 3,6 ± 2,7 min aux TILES et 3,5 ± 2,7 endormissements en sommeil paradoxal. Au diagnostic, 11 % des garçons et 6–8 % des filles présentaient une tension systolique et/ou diastolique supérieures au 90ème percentile. Les fréquences cardiaques au sommeil étaient supérieures au 90ème percentile pour 25–42 % des patients en sommeil lent et pour 29-34 % des patients en sommeil paradoxal. A la visite la plus récente (âge moyen : 16,4 ± 2,4 ; 66 % d’enfants en surpoids ou obèses, délai moyen 4,4 ± 2,9 ans), les enfants étaient pour 15 % d’entre eux sous Modiodal, 15 % sous Pitolisant, 8 % sous Solriamfetol, 25 % sous Sodium Oxybate et 62 % sous Méthylphenidate (dont 60 % avec une autre molécule en association). Les fréquences des anomalies précitées n’étaient pas significativement modifiées en analyse transversale à la dernière visite. En modélisant les trajectoires entre le diagnostic et cette dernière visite, certains enfants ont des anomalies au diagnostic qui ne sont pas constatées à la dernière visite et inversement.
Conclusion |
Des anomalies sont déjà présentes dans l’enfance mais leur fréquence ne semble pas être modifiée sous traitement (en transversal). Des modèles de régression logistique pourraient permettre d’identifier les facteurs expliquant les différentes trajectoires en longitudinal.
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Vol 23 - N° 1
P. 100-101 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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