Observance à la PPC à long terme, moyens mis en oeuvre par les prestataires et effet des interventions - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Dans la perspective de la révision de la nomenclature PPC et des recommandations françaises du SAHOS, le lien entre les interventions prestataires et l’observance a été évalué.
Méthodes |
L’étude en vie réelle AWAIR évalue l’impact du niveau de service prestataire sur l’observance et la persistance au traitement par PPC dans 4 pays chez les adultes ayant initié un traitement PPC entre 2019–2023 suivis par Air Liquide Healthcare . Ce travail présente les données France. L’étude a évalué chez des patients avec au moins une intervention, la différence moyenne d’observance entre 2 mois avant et après une intervention, entre le 4e et 60e mois de suivi.
Résultats |
84 550 patients (58,5 ans ; 63,7 % d’hommes, 74,5 % avec un IAH au diagnostic ≥ 30) ont été inclus avec un suivi d’en moyenne 31 mois ( Fig. 1 ). = > Observance à long terme : le taux de patients observants (≥ 4 heures/jour) était de 67,6 % la première année, 74,2 % la deuxième, 80,5 % la troisième et 83,8 % la quatrième. = > Moyens mis œuvre : La première année, les patients recevaient en moyenne 7,5 interventions dont 4 à domicile et 2,9 par téléphone. 79,1 % des interventions avaient au moins un contenu supportif, 61,3 % au moins un contenu éducationnel, 57,8 % au moins un contenu logistique, 4,3 % un contenu comportemental. La fréquence des interventions était adaptée en fonction de l’observance : 9,0 avec une observance [0–2[h/jour, 8,8 pour [2–4 h], 7,5 pour [4–6 h] et 6,9 pour ≥6 h. Les années suivantes, les patients recevaient entre 2,2 et 2,6 interventions. = > Effet des interventions : 62,3 % des patients avaient au moins une fois dans leur suivi, une intervention suivie d’un gain d’observance d’au moins 30 minutes ( Fig. 1 a). La taille de l’effet dépendait de l’observance avant intervention, avec une amélioration de l’observance moyenne significative pour les patients 0–2 de +74,1 min et pour les patients 2-4 de +30,7 min ( Fig. 1 b). En cas de non observance ( < 4 h), l’intervention à domicile est plus efficace que le distanciel (+56,2 min vs +43,0 min, p < 0,0001).
Conclusion |
L’adaptation de la fréquence, du contenu et de la modalité des interventions prestataires sont essentielles pour atteindre une observance de plus de 4 heures à long terme pour plus de 80 % de la population étudiée.
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Vol 23 - N° 1
P. 101-102 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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