Observance du traitement par PPC chez les patients atteints de SAHOS : expérience d’un hôpital vietnamien - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
La PPC est le traitement de référence du SAHOS modéré à sévère. L’adhésion demeure hétérogène en pratique : une proportion de patients n’atteint pas les seuils minimaux d’utilisation, l’usage quotidien varie d’un individu à l’autre et au cours du temps sous l’influence de facteurs techniques, comportementaux et contextuels. Cette variabilité d’usage se traduit par une efficacité clinique inconstante et limite la prévention à long terme des complications cardio-métaboliques liées au SAHOS. Nous évaluons l’observance et explorons les déterminants de la non-adhésion à 1, 3 et 6 mois chez des patients pris en charge à l’Hôpital universitaire de Haiphong (Vietnam).
Méthodes |
Étude observationnelle monocentrique réalisée à l’Hôpital universitaire de Haïphong. Traitement par PPC auto-ajustée. L’adhésion suivait la définition AASM : utilisation ≥4 h/nuit dans ≥ 70 % des nuits/fenêtre mensuelle. Les paramètres extraits du dispositif comprenaient : nombre d’heures/nuit et pourcentage de nuits ≥4 h. Une régression logistique multivariée a exploré les déterminants de la non-adhésion (âge, sexe, IMC et IAH pré-PPC).
Résultats |
À 1 mois, le taux d’adhésion = 48 % (24/50 ; IC95 % : 34,8–61,5) ; à 3 mois = 40 % (20/50 ; IC95 % : 27,6–53,8) et à 6 mois = 30 % (15/50 ; IC95 % : 19,1–43,8). L’exposition moyenne diminuait légèrement au fil du suivi : heures d’utilisation par nuit de 4,65 ; 4,44 et 4,27 aux mois 1, 3 et 6 ; proportion de nuits ≥4 h de 59,4 %, 49,8 % et 41,8 %. Dans les modèles multivariés, aucun facteur ne franchissait le seuil de significativité aux trois échéances ; une tendance était observée à 1 mois pour le sexe masculin (OR 7,15 ; IC95 % : 0,94–54,33 ; p = 0,057) et pour un IMC plus élevé (OR = 0,81 ; IC95 % 0,64–1,03 ; p = 0,080).
Conclusion |
Dans cette cohorte de l’Hôpital universitaire de Haiphong, l’adhésion à la PPC auto-titrée atteint près d’un patient sur deux à 1 mois mais décroît au suivi de 3 et 6 mois, parallèlement à une baisse progressive du temps d’utilisation. Ces résultats confortent la nécessité d’un accompagnement précoce, rigoureux et répété (soutien psychologique, optimisation du masque, éducation ciblée, suivi rapproché) afin de favoriser l’adhésion au long cours.
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Vol 23 - N° 1
P. 102 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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