Sommeil, état de santé et conditions de travail des internes : résultats du baromètre santé des internes de Saint-Étienne - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Les conditions de travail des internes comportent des contraintes professionnelles pouvant générer du stress et être associées à des troubles du sommeil : rythme de travail avec longue amplitude horaire, pression temporelle, horaires atypiques, charge émotionnelle/mentale élevée, responsabilités humaines dans un environnement compétitif. L’objectif de l’étude est d’évaluer auprès des internes leur état de santé, en particulier la qualité et les troubles du sommeil au regard de ces conditions de travail.
Méthodes |
Une enquête transversale observationnelle a été mise en œuvre du 14/02–30/03/25 auprès des internes de la subdivision de Saint-Étienne (enquête jumelle de l’observatoire lyonnais BASIL-2). Les données ont été collectées à partir d’un auto-questionnaire anonyme en ligne (logiciel Limesurvey). Des échelles validées ont été utilisées pour évaluer le sommeil (la qualité du sommeil (PSQI), la somnolence (ESS), l’insomnie (ISI)), l’état de santé mentale (détresse psychologique [Kessler Psychological Distress Scale]), bien être mental de Warwick-Edinburgh (WEMWBS)) et l’hygiène de vie (activité physique [IPAQ]), consommations dont alcool (AUDIT-C).
Résultats |
Parmi les 241 internes ayant répondu à l’enquête sur 806 internes éligibles, 70,5 % sont des femmes, d’âge moyen 27 ans. La quotité moyenne du temps de travail est évaluée à 49 h30 min (ET = 12,2). La qualité de sommeil est altérée pour 45 % des internes, avec une latence de sommeil élevée (2/3 des internes),une durée de sommeil inférieure à 7 h pour 30 % des internes tandis que la durée moyenne du besoin de sommeil estimé est de 8 h. Une insomnie modérée à sévère est présente auprès de 13,6 % des internes. Une somnolence diurne excessive concerne un tiers des internes et a déjà été en cause dans un accident de trajet chez 30 % d’entre eux. Près de la moitié des internes présentent une détresse psychologique modérée à sévère, avec une consommation de psychotropes (antidépresseur 10,8 %, anxiolytiques 22 %).
Conclusion |
Ces résultats descriptifs soulignent l’intérêt de favoriser auprès des internes, la mise en œuvre de mesures de prévention dans les domaines de la gestion du stress, de l’hygiène du sommeil et de la prévention de l’accidentologie. Des analyses complémentaires permettront d’identifier les facteurs associés aux perturbations du sommeil, afin de cibler les mesures de promotion du sommeil.
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Vol 23 - N° 1
P. 103 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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