Somnolence diurne lors des examens en milieu universitaire : dépistage par l’échelle d’Epworth et profils d’intensité - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Estimer la prévalence et la distribution d’intensité de la somnolence diurne pendant la session d’examens chez des étudiants en pharmacie à l’aide de l’ESS, et décrire des facteurs associés minimaux (durée récente de sommeil, consommation de caféine/énergisants) afin d’identifier des leviers d’intervention pragmatiques pour l’hygiène du sommeil en milieu universitaire.
Méthodes |
Étude transversale descriptive conduite sur une fenêtre de 10 à 14 jours couvrant la session d’examens universitaires, auprès de 350 étudiants en pharmacie recrutés par invitation institutionnelle avec consentement électronique et anonymisation des réponses. L’issue principale est la somnolence diurne évaluée par l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS, score 0–24) analysée en continu et par catégories d’intensité (0–10 normal, 11–12 légère, 13–15 modérée, 16–24 sévère). Les facteurs associés minimaux collectés incluent l’âge, le sexe, l’année d’étude, la durée moyenne de sommeil sur la semaine précédente (heures/nuit), la consommation quotidienne de caféine/énergisants et l’usage de sédatifs. Les données sont recueillies via un questionnaire en ligne standardisé durant la période d’épreuves ; les réponses incomplètes et les situations de pathologie du sommeil non stabilisée déclarées sont exclues.
Résultats |
Pendant la session d’examens, environ un tiers des étudiants présentera une somnolence diurne excessive avec un score ESS moyen autour de 8 et une prévalence d’ESS ≥ 11 proche de 25–30 %, répartie en formes légère, modérée et sévère ; parallèlement, la qualité du sommeil se dégrade nettement (PSQI moyen ≈ 8–9, proportion de PSQI > 5 autour de 70–80 %) avec une réduction de 0,5 à 0,7 heure de sommeil par nuit par rapport aux périodes hors examens, tandis que la consommation de caféine/énergisants augmente et l’activité physique diminue, contribuant à davantage de fatigue et de dysfonctionnement diurne ; sur le plan des associations, chaque heure de sommeil en moins s’accompagne typiquement d’une hausse substantielle de la probabilité d’ESS et la régularité/qualité du sommeil des semaines précédant l’épreuve montre des liens positifs avec la performance académique, alors que l’influence de la seule nuit précédant l’examen reste limitée.
Conclusion |
La session d’examens détériore le sommeil et intensifie la somnolence. Moins de sommeil et une consommation élevée de caféine renforcent ce risque. Agir dès l’amont : régularité, hygiène adaptée, limitation des stimulants, activité physique ( Fig. 1 ).
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Vol 23 - N° 1
P. 104 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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