Influence du genre sur la performance des questionnaires STOP-Bang et Berlin dans le dépistage du syndrome d’apnées obstructives du sommeil - 06/03/26
, Soumaya Debiche, Hela Cherif, Salma Mokaddem, Mohamed Ridha CharfiRésumé |
Objectif |
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une pathologie fréquente, largement sous-diagnostiquée, responsable d’une morbidité et d’une mortalité élevées chez l’adulte. Cela justifie l’utilisation d’outils de dépistage simples et fiables, dont la performance peut varier selon le genre. Cette étude visait à comparer l’efficacité prédictive du questionnaire STOP-Bang (SBQ) et du questionnaire de Berlin (BQ) pour le dépistage du SAOS chez l’homme et la femme.
Méthodes |
Une étude rétrospective a été réalisée de 2018 à 2023 auprès de 272 hommes (groupe 1) et 215 femmes (groupe 2). Tous les participants ont complété le SBQ et BQ avant de réaliser une polygraphie ventilatoire. Le diagnostic de SAOS était posé pour un index apnées-hypopnées ≥ 5. La sensibilité, la spécificité et l’aire sous la courbe (AUC) des deux questionnaires ont été analysées dans chaque groupe.
Résultats |
Un SAOS a été diagnostiqué chez 92,3 % des patients du Groupe 1 et 91,2 % du Groupe 2. Le SBQ présentait une sensibilité plus élevée chez les hommes (66,4 % vs 54,6 % chez les femmes) et une spécificité comparable entre les deux groupes (47,6 % vs 47,4 %). Le SBQ montrait une plus grande AUC chez les hommes (0,617 ; IC95 % : 0,48–0,74 ; p = 0,076) par rapport aux femmes (0,571 ; IC95 % : 0,422–0,72 ; p = 0,306). Le BQ présentait une sensibilité plus élevée chez les femmes (91,8 % vs 78 %) et une spécificité plus élevée chez les hommes (42,9 % vs 26,3 %). Le BQ avait une AUC plus importante chez les hommes (0,658 ; IC95 % : 0,53–0,78 ; p = 0,016) par rapport aux femmes (0,514 ; IC95 % : 0,357–0,670 ; p = 0,84).
Conclusion |
Le BQ a montré de meilleures performances que le SBQ pour le dépistage du SAOS chez les hommes. Chez les femmes, le BQ présentait une sensibilité plus élevée mais une précision globale plus faible. Les différences liées au sexe doivent être prises en compte lors du choix des outils de dépistage du SAOS.
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Vol 23 - N° 1
P. 105 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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