Étude PaPyPhy : comparaison des caractéristiques neurophysiologiques du sommeil selon l’âge des patients avec syndrome d’apnées du sommeil (SAS) - 06/03/26
, Naira Mkrtchyan, Olivier Varnet, Justine Frija, Marie Pia D’orthoRésumé |
Objectif |
L’objectif de cette étude est de comparer les paramètres neurophysiologiques du sommeil des patients âgés (≥ 65 ans et ≥ 75 ans) ayant eu un diagnostic de SAS à la polysomnographie (IAH ≥ 15/h) avec ceux des sujets plus jeunes. Les objectifs secondaires sont la comparaison des paramètres du SAS et des données cliniques de ces patients.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique de soins courants. Les données cliniques, démographiques et de polysomnographies de patients ayant eu un diagnostic de SAS ont été recueillies. Les caractéristiques des patients âgés (définis par deux seuils, soit ≥ 65 ans soit ≥ 75 ans) ont été comparées à ceux des patients plus jeunes. Le seul de significativité est fixé à 5 % (logiciel Prism). Les comparaisons ont été réalisées entre 2 groupes à l’aide du test t de Mann-Whitney mais également entre 3 groupes à l’aide du test de Kruskal-Walis (inférieur à 65 ans, 65–74 ans, ≥ 75 ans).
Résultats |
393 patients ont été diagnostiqués SAS entre janvier 2022 et décembre 2023. 172 patients avaient 65 ans ou plus et 68 patients, 75 ans ou plus. L’âge moyen était de 61,6 ans (ET 12,6). Les caractéristiques du SAS sont comparables entre les deux groupes d’âge (pour les 2 seuils) à l’exception du temps passé avec une SpO2 inférieure à 90 % (T90) et la SpO2 moyenne (SAS plus sévère chez les patients âgés). En termes de sommeil, le sommeil lent profond N3 était diminué pour tous les groupes d’âges sans différence entre les classes d’âge. Les groupes plus âgés se distinguent par un temps de veille intra sommeil et un N1 significativement plus élevés ainsi qu’un temps de sommeil paradoxal significativement plus bas, quel que soit le seuil.
Conclusion |
Ces résultats soulignent des conséquences plus importantes du SAS chez le sujet âgé sur le sommeil paradoxal, le temps de veille intra sommeil et le temps passé avec une saturation inférieure à 90 %. Il pourrait être envisagé une étude plus précise de la microstructure du sommeil paradoxal des patients âgés apnéiques ( Fig. 1 ).
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Vol 23 - N° 1
P. 110 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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