Profils cliniques et spirométriques selon la qualité du sommeil chez les tabagiques - 06/03/26
, Khouloud Kchaou 1, 2, Imen Talbi 1, Saba Boubakri 1, Saloua Ben Khamsa Jameleddine 1, 2Résumé |
Objectif |
La qualité du sommeil (QdS), souvent altérée chez les fumeurs, est un facteur de risque indépendant de morbidité, mais demeure peu étudiée dans ce contexte. L’objectif de ce travail était de comparer les caractéristiques cliniques et fonctionnelles des tabagiques adultes selon leur qualité de sommeil.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude transversale incluant 109 adultes tabagiques. La QdS a été évaluée par le PSQI ( Pittsburgh Sleep Quality Index ). Un score PSQI > 5 défini une mauvaise QdS. Les données cliniques (âge, indice de masse corporelle [IMC], dyspnée (mMRC)) et fonctionnelles (volume expiratoire maximal en 1 seconde (VEMS) et de la capacité vitale forcée (CVF) et rapport VEMS/CVF). Deux groupes ont été définis selon la QdS : G1 ( n = 54, PSQI > 5) et G2 ( n = 55, PSQI ≤ 5).
Résultats |
L’âge moyen des participants était de 58,9 ± 10,9 ans, avec un PSQI moyen de 5,35 ± 2,65. Parmi eux, 49,5 % présentaient une mauvaise QdS. Comparé au groupe G2, le groupe G1 avait un score mMRC plus élevé (1,9 ± 0,8 vs 1,5 ± 0,7 ; p = 0,035), un VEMS plus bas (64,7 ± 23,5 % vs 76,4 ± 23,2 % ; p = 0,011), un rapport VEMS/CVF plus réduit (60,5 ± 13,3 vs 66,1 ± 15,9 ; p = 0,050). L’âge, le sexe, l’IMC et la CVF n’étaient pas significativement différents entre les deux groupes ( p < 0,05).
Conclusion |
Nos résultats ont montré qu’une mauvaise QdS est associée à une dyspnée accrue et à une altération significative de la fonction respiratoire, indépendamment de l’âge ou de l’IMC. Ainsi, l’évaluation du sommeil devrait faire partie du suivi clinique des tabagiques, permettant d’identifier un profil plus vulnérable au retentissement fonctionnel du tabac.
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Vol 23 - N° 1
P. 118 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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