Observance des patients sous PPC, appareillés et suivis dans le cadre d’un SAHOS par des médecins généralistes formés aux pathologies du sommeil - 06/03/26
Résumé |
Objectif |
Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est une pathologie chronique fréquente, ainsi qu’un véritable enjeu de santé publique. L’observance à la pression positive continue (PPC) n’est toutefois pas toujours optimale, comme le souligne l’étude ALASKA qui retrouve un taux d’arrêt à 3 ans de l’instauration de la PPC de 47,7 %. L’objectif principal de notre étude est de décrire le taux d’observance à la PPC, avec un recul d’au moins 3 ans par rapport à la date d’appareillage, chez des patients adultes porteurs d’un SAHOS diagnostiqué et suivi par des médecins généralistes formés aux pathologies du sommeil. Les objectifs secondaires s’intéressent notamment à décrire, parmi les patients observants, le taux de ceux qui utilisent la PPC au moins 6 heures par jour en moyenne.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude quantitative rétrospective multicentrique. Elle concerne les patients issus de deux maisons médicales de Bourgogne-Franche-Comté, appareillés par PPC dans le cadre d’un SAHOS entre le 01/01/2019 et le 31/12/2021, et répondant aux critères d’inclusion. Ont été considérés comme observants les patients ayant une utilisation moyenne de la PPC d’au moins 4 heures par jour.
Résultats |
Un total de 240 patients ont été inclus (âge médian : 59,0 ans [50,0–66,3] ; 60,4 % d’hommes). Cette étude retrouve un taux global d’observance à la PPC de 60,8 %, avec un recul d’au moins 3 ans par rapport à la date d’appareillage. Parmi les données recueillies, le fait d’être en couple semble avoir un impact positif sur l’observance ( p = 0,015). À noter que 67,8 % des patients observants utilisent la PPC au moins 6 heures par jour en moyenne.
Conclusion |
Cette étude montre un taux d’observance encourageant pour les acteurs de proximité que sont les médecins généralistes formés aux pathologies du sommeil. Une approche phénotypique du patient apnéique, intégrant ses caractéristiques médicales mais aussi sociodémographiques, semble désormais nécessaire pour pouvoir proposer le bon traitement au bon patient, et ainsi améliorer au mieux son adhésion et son observance à la prise en charge.
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Vol 23 - N° 1
P. 118-119 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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