Le syndrome d’apnée-hypopnée obstructive du sommeil : quel lien avec les marqueurs biologiques de l’inflammation ? - 06/03/26
, Hend Abid, Ahmed Saidi, Yossr Aloulou, Khadija Echi, Yassine Ouahchi, Sana Cheikhrouhou, Meriem Mjid, Sonia Toujani, Besma DhahriRésumé |
Objectif |
Les rapports polynucléaires neutrophiles/lymphocytes (RNL) et plaquettes/lymphocytes (RPL) ont été récemment reconnus comme des marqueurs de l’inflammation systémique. Des études récentes ont étudié la relation entre ces rapports et la sévérité du syndrome d’apnée-hypopnée obstructive du sommeil (SAHOS), mais leurs résultats étaient controversés. L’objectif de notre travail était de comparer les RNL, RPL chez les patients SAHOS par rapport à un groupe n’ayant pas de SAHOS et d’étudier leur relation avec la sévérité du SAHOS.
Méthodes |
Il s’agissait d’une étude rétrospective ayant inclus 326 patients répartis en 2 groupes : le groupe témoin (SAHOS−) comportant 68 patients et le groupe (SAHOS+) incluant 258 patients ayant un SAHOS confirmé selon les critères internationaux. N’ont pas été inclus : les patients présentant une pathologie inflammatoire aiguë ou chronique, ayant des antécédents d’une pathologie néoplasique, sous corticothérapie ou traitement immunosuppresseur et ceux sous pression positive continue. Les données cliniques, biologiques, fonctionnels respiratoires et polygraphiques ont été colligées.
Résultats |
L’âge moyen de la population SAHOS+ était plus élevé par rapport au groupe SAHOS− (56,61 vs 45,44 ans ; p = 0,005) avec une prédominance féminine dans les deux groupes (SAHOS+ : 69,4 % et SAHOS− : 83 %). Les RPL, RNL et la CRP étaient corrélés à l’index d’apnée hypopnée ( p = 0,04, p = 0,02 et p = 0,049 respectivement). Cependant la différence de ces rapports n’était pas significative entre les groupes SAHOS+ et SAHOS− et entre les groupes de sévérité du SAHOS. En outre, les patients apnéiques avaient une CRP plus élevée ( p = 0,009). Par ailleurs, le RPL était plus élevé chez les patients SAHOS avec des comorbidités cardiovasculaires ( p = 0,04) ou un diabète ( p = 0,006).
Conclusion |
Nos résultats suggèrent qu’étant un simple examen de routine et peu coûteux, la numération formule sanguine pourrait être d’un grand intérêt dans le SAHOS. Des travaux prospectifs pourraient évaluer la spécificité et la sensibilité de ces rapports dans le diagnostic du SAHOS et leur intérêt dans la prédiction des formes sévères du SAHOS.
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Vol 23 - N° 1
P. 123 - mars 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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